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Les services d’escompte, amenés au point de perfection
qui les caractérise en Suisse *, ne sont pas, pour
ainsi dire, « tombés du ciel ». Au contraire, ils se sont
développés par une série de tâtonnements. Une de leurs
caractéristiques qui nous semble aujourd’hui essentielle,
le caractère uniforme de l’escompte, est un fait acquis.
Ainsi, la société bâloise « Basler Konsumgesellschaft »,
fondée en 1900 pour combattre la Coopérative de Bâle *
» kriegszeitlichen Krisis in der schweizerischen Konsum-)
genossenschaftsbewegung andererseits Kônnte sich die
» Môglichkeit ergeben, dass die konsumvereinliche Waren-»
vermittlung ihren Hôhepunkt erreicht, vielleicht über-»
schritten hat. »
1 Au Congrès international des classes moyennes, de 1924,
la question de l’escompte uniforme figurait en tête des
tractanda du sous-groupe B (Commerce) du groupe II
(Questions d’ordre spécial). L’avocat le plus chaleureux
qu’ait trouvé le service d’escompte a été M. Charles Olivier,
de Bienne, président de l’Union suisse des services d’escompte
et membre du comité directeur de l’Union internationale
des classes moyennes. Au cours de la discussion sur les
services d’escompte, les orateurs suisses ont été pour sans
restriction ; les orateurs représentant les pays qui ont fait
la guerre, étaient en revanche plutôt peu enthousiastes.
C’est qu’il est facile de se rendre compte de l’effet désastreux
que l'inflation allemande, par exemple, a dû avoir
sur le fonctionnement des services. C’est là évidemment,
du côté allemand, la cause unique de la mauvaise humeur.
Du côté français, il en est autrement. (Cf. les Résolutions
du Congrès, pp. 372 seq.)
La résolution No 8 du Congrès contenait entre autres
le passage suivant :
«Alors qu’il existe des pays, comme la Suisse, par exem-»
ple, dans lesquels le système des tickets d’escompte unipforme
a atteint un degré de développement remarquable,
pil en est d’autres, au contraire, dans lesquels cette insti-»
tution ne paraît pas encore pouvoir s’acclimater à l'heure
» actuelle. »
? Le nom déjà l’indique, si on le compare à celui de la
Coopérative : Allgemeiner Konsumverein (ou Konsum Verein)
beider Basel. Eni abrégé, les deux sociétés se dénomment
: B, K. G. et A. C. V. La confusion est facile et voulue.
Ce procédé mesquin sent la concurrence déloyale. Il est très