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et de la loyauté, elle doit aussi prendre en considéra-
tion leur surface financière. C’est ainsi qu’un adhérent
de la Société commerciale suisse, à Oerlikon, doit faire
un versement de fr. 500.—. Le bénéfice de la société n'est
pas réparti, mais porté au crédit des membres jusqu'à
concurrence de fr. 5000—, sous forme de parts. L'ac-
ceptation volontaire d'obligations forme le complément
des autres engagements que doit accepter le sociétaire.
L’ « Union », Société suisse d’achat, Olten, exige de
chaque nouveau membre l'acceptation d’au moins une
part de cinq cents francs et l’obligation de souscrire
d’autres parts dépend du chiffre d’affaires de l’adhérent.
L'administration a la faculté également de demander
aux membres, suivant une proportion déterminée, des
sûretés importantes, soit par la souscription de parts,
soit sous forme de nantissement (dépôt) ou de caution.
L’ « Union », en outre, émet des obligations à 5 et 5 % %.
Les autres sociétés d’achat de la branche alimentaire se
procurent les capitaux nécessaires d'après les mèmes
procédés. Dans toutes les sociétés, on a constaté que la
levée des capitaux indispensables est facile, pour autant
que la confiance des membres est acquise à une direc-
tion bonne et prudente.
Plus de cinq mille détaillants sont affiliés aux so-
ciétés d’achat de la branche des denrées coloniales. La
« Liga » groupe les commerçants des deux Bâle et des
régions avoisinantes, la « Kolonial E. G. » ceux des can-
tons de Berne, Soleure et de la partie allemande du
canton de Fribourg ; la Société commerciale suisse re-
crute ses membres en Suisse allemande, tandis que
l « Union » a son activité déployée dans toute la Suisse
et englobe aussi plusieurs associations locales ou régio-
nales. Au début de 1930, les deux sociétés de Zurich —
Uto et Spezereihändlergesellschaft — ont passé avec ar-
mes et bagages à l’ « Union ». Cette fusion a été dictée
par de sérieux motifs, dans le seul but de permettre aux