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simplification du trafic, de grands avantages compensant
largement les conditions exceptionnelles qu’il octroie
aux sociétés d’achat. Dans les relations dites « contractuelles
», la marchandise va directement du producteur
indigène (fabricant ou grossiste) aux membres ; le
travail effectif des sociétés d’achat consiste donc à recommander
aux fournisseurs la réexpédition des relevés
et à percevoir les sommes dues auprès des adhérents.
Dans le trafic d’entrepôt, la société d’achat remplit les
fonctions d’un grossiste. Elle achète dans le pays ou à
l'étranger, elle emmagasine et elle répartit. Par cela
même, elle accepte tous les risques du commerce de gros.
L'organisation des achats peut, en connexion avec
les contrats conclus et le trafic d’emmagasinage, suffire
aux exigences de ses membres ; elle a la faculté de s'interposer
pour les achats, à des conditions favorables, de
marchandises indigènes ou étrangères. Pour remplir
son but, la société doit alors disposer de ressources financières
considérables. Une somme (versée à titre de
garantie), proportionnellement minime, suffit en premier
lieu pour les contrats stipulés avec les fournisseurs
du pays. Cette somme est versée comme caution pour
les achats de chaque membre en particulier et des autres
membres en général. Ces versements sont déposés
en banque et utilisés exceptionnellement, en cas de
graves pertes par exemple. La situation se présente sous
un autre aspect, dans le trafic d’emmagasinage. L'entrepôt,
les stocks, les dispositions pour la vente, l’approvisionnement,
etc, facteurs vitaux pour une société
d’achat, demandent de forts capitaux, Des réserves sont
également nécessaires pour parer aux événements imprévus.
À défaut de ces réserves, le danger est grand.
Même les moindre fluctuations du marché peuvent être
désastreuses.
Si la société d’achat est rigide pour l’admission des
membres et exige d’eux de la solvabilité, de la capacité