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une somme ridicule, et marchent gaiement à la catastrophe,
mais même par des économistes en renom. * Il
est certain, d’autre part, que les banques, qui se proposent
tout naturellement de faire des bénéfices plutôt
que de se dévouer au salut de la classe moyenne, préfèrent
placer leurs fonds dans les grandes affaires relativement
sûres, ou qui, même si elles ne le sont pas,
rapportent gros aussi longtemps qu’elles tiennent (anciens
emprunts russes), plutôt que de gérer sans profit
une multitude de placements sans portée, sinon sans
risques. Le processus formidablement accentué de la
concentration des banques est, d’autre part, fort nuisible
aux petites entreprises. Non seulement une banque voit
d'autant plus grand qu’elle est plus grande et sera d’autant
plus dédaigneuse des petites affaires qu’elle disposera
de capitaux plus considérables, mais encore elle
aura d'autant moins de contact avec les petites gens.
Elle sera amenée à leur appliquer un chablon uniforme
et mécanique : quelles garanties ? quelles cautions ?
sans pouvoir faire intervenir les facteurs personnels :
quelle volonté de travail ? quel sérieux ? quelle capacité
professionnelle ? Or cela, une petite banque locale le
pourrait sans trop d’inconvénient, car ses administraleurs
auraient eu des relations sociales avec les emprunteurs
avant d’avoir avec eux des relations d’affaires.
L'impérieux besoin de capitaux et la difficulté de
lrouver prêteur livrent les petits entrepreneurs pieds et
: «Platter urteilt der Detailhändler komme heute
» «schneller» vorwärts als ehedem, erwerbe rascher Ver-»
môgen, übersieht aber, dass die Ausgaben der Kleinhan-»
delsbetriebe gestiegen sind. Man vergleiche doch Lokal-»
mieten, Reise- und Lokalspesen (Propaganda), Angestell-»
tenhonorare, Lebenshaltung, die Proportion der Zahl der
» Händler zur Bevôlkerung bezw. der Konsumenten von
p»heute und früher.» (Sigir. Bloch, Entwicklungstendenzen,
p. 155. L'auteur auquel il fait allusion est le Dr. Julius Platter,
Grundlehren der Nationalôkonomie, Berlin, 1903, p. 580.)