Full text: La crise du petit commerce

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» question sérieusement d’un anéantissement du détail- 
» lant par la concurrence des coopératives » *. 
Il est évident que si le petit commerce pouvait dispa- 
raître, c'est aux Etats-Unis, pays par excellence du gros 
capitalisme triomphant, qu’il aurait dû d’abord être ex- 
tirpé. Or, quoique sa situation soit difficile, plus difficile 
même qu’en Europe, il n’est pas question de suppres- 
sion du détaillant”. 
Nous ne connaissons qu’un seul pays d’où le com- 
merce libre ait été vraiment « extirpé » complètement en 
théorie. assez complètement en pratique. Mais il n’a pas 
tal réalisé avec les marchandises ‘dont elles s’occupent. Et 
ce 20 ou 30% n’a pas même été entièrement pris au com- 
merce de détail, les coopératives, d’après Faucherre, ayant 
comme les grands magasins, créé des besoins nouveaux que 
précédemment personne ne satisfaisait, de sorte qu’en les 
satisfaisant maintenant, on ne prive personne de sa clien- 
tèle. De plus, les ristournes augmentent le pouvoir d’achat. 
t «Von einer Vernichtung des Kleindetailhändlers durch 
» die Konkurrenz der Konsumvereine kann im Ernste selbst- 
» verständlich gar nicht die Rede sein». (Mittelstandsbe- 
wegung und Konsumgenossenschaften, page 27). Cette affir- 
mation n’est pas une phrase en l’air (comme les polémiques 
en contiennent souvent) pour détourner le «courroux» 
éventuel des amis la classe moyenne. Si l’auteur croyait le 
petit commerce condamné à mort il le dirait tout uniment. 
Page 29, après avoir constaté qu’il est étrange qu’on parle 
de d’anéantissement des détaillants par es coopératives 
quand les petits commerces continuent de multiplier plus 
rapidement que la population, il affirme qu’il n’y aurait, 
après tout, pas grand mal à ce que les commerçants, en 
plus ou moins grand nombre, fussent obligés de quitter le 
commerce, Ils en seraient quittes pour remettre leurs forces 
aux services de la production. On voit donc que Faucherre 
s’épargne les ménagements stériles. 
? Pas plus d’ailleurs que de l’artisan. Aloys Hentsch, se- 
crétaire de la Commission romande de rationalisation, dans 
sa brochure : L'Organisation rationnelle du travail (impri- 
mée chez Vaney-Burnier, à Lausanne, en 1927 ou 1928), si- 
gnale, page 2, la prédominance des petites entreprises aux 
Etats-Unis, qu’on prend généralement pour un pays de 
grandes affaires.
	        
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