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vente et sa place dans l'enseignement commercial » ‘
estime que :
«Le temps est venu, croyons-nous, d’un enseigne-
» ment méthodique de la science de la vente. Jusqu'à
» maintenant, on s’est attaché à former les jeunes gens
»qui se destinent aux carrières administratives du
» commerce ; on a préparé des employés de bureau. Il
» s’agit maintenant de préparer aux carrières de la vie
» active des affaires, de former des employés de com-
s Merce. On a encore bien peu fait dans ce sens ».
Au surplus, nous reviendrons sur ce sujet dans notre
seconde partie.
L’insuffisance des capitaux engagés par les détail-
lants dans leur affaires résulte logiquement, comme
leur insuffisante préparation intellectuelle et profes-
sionnelle, du mode de recrutement de ces armées de
« commercants » qui se croient la bosse du commerce
parce qu'ils n’ont pas réussi dans aucune autre car-
rière. Celui qui possède un capital d’une certaine im-
portance ne choisit jamais une carrière comme pis
aller. Or, c'est soit comme pis aller, soit comme oreil-
ler de paresse, que le très grand nombre des envahis-
seurs du commerce de détail ont décidé d’embrasser ce
métier. Nous l’avons assez montré plus haut pour être
dispensé d’y revenir maintenant.
À titre de transition entre ce chapitre et le suivant,
il nous semble indiqué de citer ce passage de Faucherre
où sont énumérées, et les plaies du petit commerce que
nous connaissons déjà, et celles qui nous restent à
>xaminer :
« Les conditions particulièrement anti-économiques
> qui règnent dans le petit commerce et constituent
savant tout la cause de sa situation critique, sont :
1 Dr Daniel Briod, La Science de la vente et sa place
dans l'enseignement commercial (Lausanne, Payot et Cie,
1920). Le passage cité se trouve page 108.