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set qu’une exploitation irrationnelle règne dans les
» petites entreprises. Ceci donne lieu à des plaintes con-
» tinuelles depuis des dizaines et des dizaines d’an-
> nées » *.
Dans ces conditions, le petit commerce manque évi-
demment à ses devoirs envers la clientèle, devoirs que
Ford (op. cit, p. 311) résume ainsi :
« La tâche consiste à transmettre les marchandises
>du fabricant au consommateur, avec le moins pos-
sible de frais » *.
Sans doute, on ne peut attendre de la foule des out-
siders ignares qui ont envahi la profession qu’ils aient
la préoccupation de l'intérêt public. Ils n’ont cherché
que leur intérêt propre et l’ont bien ma] compris. Mais,
même chez les éléments sérieux de la carrière, l’idée du
service à rendre est bien rarement au premier plan *
%æ qui faisait dire à Sombart, à Breslau :
« Dans la transformation du commerce, le seul point
de vue qui puisse servir à porter un jugement correct
» est : faire triompher ce qui est économiquement su-
! «Beispiele und Aussprüche bekannter Volkswirtschafter
> des Auslandes werden angeführt (von Prof. Schulze), um
) den Beweis zu erbringen, dass der Detaillistenstand in sei-
» ner bisherigen Form die Konsumation allzusehr verteuere,
»indem einerseits zu viel Kraftvergeudung, Arbeits- und
y Kapitalzersplitterung, anderseits Ueberfüllung und unratio-
> nelle Handhabung im Kleinbetriebe vorhanden sei und dies
> eine ständige Klage seit langen Decennien bilde. »
} «Die Aufgabe heisst, auf môglichst biligem Wege die
>» Waren von dem Fabrikanten an die Verbraucher zu ver-
» mitteln. »
3 Faucherre (Die Händler-Rabattsparvereine, p. 71 et pas-
sim) répète sur tous les tons que les services d’escompte se
proposent l’intérêt exclusif des commerçants ; ils n’ont en
aucune manière, malgré des exceptions apparentes ou sans
portée, la préoccupation de celui des consommateurs, C’est
ce qui les opposent aux conceptions de Lœwenthal. Ils sont
«sans but lucratif ». mais pas désintéressés pour autant.