Full text: La crise du petit commerce

63 — 
» périeur, ce qui peut rendre économiquement le plus 
» de services. 
» Mais aujourd'hui, cette conception presque évidente 
» est renversée. On veut conserver le commerce ‘te] qu'il 
» est, avec ses vieilles formes, comme s’il était son pro- 
v pre but, et l’on oublie en l'occurence que l'intérêt du 
» consommateur doit pourtant être pris en considéra- 
tion, au moins à un certain degré. modeste » *, ”. 
On m'’insistera jamais trop sur l’idée « révolution- 
naire » (cf. note 18 et le texte auquel elle se rapporte) 
que le magasin est là pour le client et non l'inverse. 
En dehors de ce principe fondamental, pas de remède 
à la crise dans un temps où le client est de toutes parts 
sollicité, gâté, flatté, où l’offre dépasse prodigieusement 
la demande, et où les entreprises de toutes sortes se 
livrent une Âpre bataille autour du «dollar du con- 
sommateur » °. ‘Elles conservent toute leur actualité, 
! Le consommateur finit par disparaître entièrement des 
débats, dit aussi Sombart (Der Konsument verduftet schliess- 
lich in den Debatten ganz.) 
?«In der Umgestaltung darf der Gesichtspunkt für die 
» richtige Beurteilung nur der sein, dasjenige, was das ôko- 
» nomisch Hôhere, das ôkonomisch Leistungsfähigere ist, zur 
» Geltung zu bringen.… 
» Heutzutage aber ist diese fast selbstverständliche An- 
»echauung auf den Kopf gestellt. Man will den Handel 
» konservieren in seinen Bestandteilen und seinen alten For- 
» men, als sei er Selbstzweck, und vergisst dabei, dass doch 
» auch bis zu einem gewissen bescheidenen Grade das Inter 
» esse des Konsumenten mit berücksichtigt werden muss. » 
3V. l’article: La lutte pour le dollar du consommateur, 
par J.-George Frederick, dans le numéro du 16 mai 1928 de 
la revue Advertising and Selling (52, Vanderbild Avenue, 
New-York). L’auteur défend l’idée très juste que la concur- 
rence n’existe pas seulement entre maisons satisfaisant un 
même besoin, mais tout autant entre d’épicier et le bou- 
cher, le fabricant de pianos et celui d’automobiles, le libraire 
et le tailleur. Dans l’impossibilité de satisfaire tous ses be- 
soins avec son dollar, le consommateur choisit entre eux et 
satisfait les uns ou les autres. C’est un phénomène de subs- 
titution économique.
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.