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de la S. D. N.…. Elle avait oublié la leçon que le subtil La Fontaine
enseigne: Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de
cour vous rendront blanc ou noir.
Heureusement, ces derniers temps, la S. D. N. se resaisit devant
les embâches qu’on lui tend. Elle a vu le danger et a donné signe de
vélléité. Elle a senti qu’un-courant se dessinait contre son inéritie et que
les sympathies allaient vers les minorités. Elle a regardé autour d’elle et
a cherché l’appui de l’opinion publique.
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Tout en nous permettant de critiquer la passivité de la S.D.N. en ce
qui concerne les minorités, pour être juste, il ne faut pas oublier les
services réels qu’elle a rendu à la paix dans certains cas très embarrassants.
En les passant à son actif, on ne peut que constater avec grand
regret sa faiblesse dans cette question des minorités. Est-ce impuissance?
Est-ce insouciance? On ne sait, Elle a reculé sur toute la ligne de
crainte de l’aborder. Cette faiblesse a été exploitée par ses contradicteurs,
qui l’attaquèrent de toutes parts: La S, D. N. n’est qu’une société des
profiteurs vainqueurs de la grande guerre; sa principale tâche consiste
à leur assurer la possession du butin. Les droits des minorités!. C’est
une farce maccabre pour les crédules afin de les lasser en les démoralisant.
Voyez ce qui se passe, en fait, avec une pétition de minorité dès
le premier pas. Elle est noyée dans le maquis d’une procédure inextricable
d’où elle ne pourra jamais sorti. Ceux qui attendent justice se
trompent sciemment; peut-on demander justice à ses propres bourreaux
ou à leurs complices, qui décident tout dans les ténèbres? Les minorités
bulgares? Mais il n’en est même pas question, elles n’existent pas,
Traités internationaux, engagements solennels, signatures, fumée et
poussière, que peuvent ces chiffons de papiers contre la force ?
Si cette situation continue, elle finira par discréditer définitivement
la S. D. N., ce qui serait un coup mortel pour la paix fragile. Son impuissance
éclatera au grand jour, le monde verra qu’elle craint de toucher
à la question des minorités qui est pourtant, avec le désarmement, celle
dont dépend la paix du monde et dont elle s’est portée garante. C’est
un spectacle désobligeant quand on voit la S. D. N. prendre tant de
précautions pour se défaire de toute pétition qui l’en saisirait et comment
elle a-recours à ses avocats dévoués, dont le plus apprécié est, sans
conteste, M. Politis. On admire les tours de forces et les expédiants de
celui-ci par lesquels il arrive presque toujours à supprimer des textes,
pourtant clairs et précis, encourageant le Conseil de la S, D. N. à persister
dans sa politique d’autruche.
Devant le discrédit de la S. D. N. qui bientôt peut lui coûter la
vie, l’opinion publique de tous les pays s’éléver pour la secouer de sa
torpeur et lui infuser un peu de vitalité. Répondant à l’exhortation de
Lord Balfour, qui disait que la S. D, N.ne peut rien entreprendre si
elle ne se sent pas soutenue et aidée par l’opinion publique, de toutes