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la police, l'abbé Korochetz et adressée aux principaux hommes d’Etat
et députés serbes, ils étaient rendus publics. C’est un appel déchirant de
la part de quelques Macédoniens qui essayent de toucher l’élite des
Serbes. Elle est datée de janvier 1928. En voici quelques extraits: ,La
Macédoine souffre, le peuple est désespéré. . . On envoie chez nous la
lie des policiers. . . Des 15,000 gendarmes de tout le pays, 10,000 sont
chez nous, les pires, .. Le mal règne par la police... . On lève des
villages en corvée à la chasse des comitadjis. Pendant des jours et des
nuits ces ,milices volontaires“ composées de paysans sans sandales,
sans habits, affamés, exténués, sans armes, courent le pays parsemant
ta route de leurs cadavres. .. Les sinistres pandours tout puissants
marchent par arrière et les poussent. . . On emprisonne et on martyrise
dans les geôles. Il y a des gens qui sont devenus fous de douleur sous
les coups. . . la terreur de la police est indescriptible. .. au lieu de
garantir notre vie, elle organise des assassinats, . . nous connaissons
quelques noms. . . on trouve sur les chemins des cadavres que personne
n’ose identifier, tellement jon en craint les suites. La terreur règne. . .
Tous ces crimes des tortionnaires intoxiqués du virus chauvin ne sontils
pas la preuve éclatante, quelle sorte de ,vieux Serbes“ sont les Macédoinens
? N'est-ce pas là une démonstration évidente de leur nationalité
? Quelle preuve plus catégorique exige-t-on que l’interdiction absolue
de se pencher sur la.vie de ces » Vieux Serbes“, de jeter un coup
d’œil sur les geôles où se consument les prisonniers politiques et les
jeunes étudiants condamnés parce qu’ils se sentent bulgares Macédoniens.
Si, en effet, toutes ces incriminations n’étaient que mensonges et
calomnies, quel mal y aurait-il à accepter une enquête impartiale et
neutre ? Est-ce que l'innocence des Serbes n’éclaterait pas pour confondre
les calomniateurs? Pourquoi fuir la lumière, quand elle suffit à
indiquer ce que sont devenues les écoles et les églises bulgares ?
Comment ont-ils disparu les prêtres, les instituteurs et les institutrices?
Affirmer que tout cela a disparu automatiquement, avec
la guerre de 1913 déjà, ne veut rien dire. Il s’est trouvé des consciences
pures qui ont eu le courage de proclamer la vérité en pleine Scoupchtina.
Tel Mr. le Dr. Pavélitch en s'adressant à la majorité, lança
ces vérités: ,Des meurtres, des assassinats, il y en a; (parlant de la Macédoine)
aucun des criminels n’est arrêté; personne n’est poursuivi. Prévoyez-vous
les résultats ? Quand l'opinion publique se familiarisera avec
l’idée que tout cela ne peut être toléré que sous la protection de l’autotité,
que des irresponsables tuent des citoyens qui ne leur plaisent pas,
— ils seront déplorables. Messieurs les députés! quand on voit des
irresponsables prendre le pouvoir pour assurer soi-disant l'ordre public,
n’attendez rien de bon. . . Il viendra un moment où les quatre cinquièmes
de ce peuple (il sous-entend les Bulgares Macédoniens) se soulèveront
pour défendre leurs vies contre l'autorité qui ne choisit pas les
moyens“. Il faut souligner que le courageux député, P. Pavélitch
pour sa franchise a été menacé de mort. Parce que les députés Croates
Stépan et Pavlé Raditch ont eu l’audace de s’introduire en Macédoine
et de caractériser le régime qui y régnait par les mots: ,l'enfer macé-