Full text : Les droits des minorités bulgares et la Société des Nations

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est dit: ,chacun est tenu de se servir de son nom de famille inscrit sur
le registre de l’état-civil“ (là justement où il a été serbisé longtemps
avant); chacun à 1e droit de s'appeler de son nom propre qui lui appartient
 de par la loi et de ne s’en servir que de ce nom, On a l’impression
 que.la liberté de choisir son nom est complète; ici encore nos oppresseurs
 se sont montrés inégalables, Tous ces noms sont serbisés depuis
longtemps déjà.
Hôpitaux, bibliothèques, toutes les sociétés de bienfaisance, ont
disparu depuis longtemps; il y a quelques années dans le monastère de
Saint Naoum au bord du lac d’Ochride, une profanation a été commise.
Il y avait là des fresques du premier roi bulgare chrétien, Boris, fondateur
 de ce sanctuaire il y a mille ans ; les inscriptions précieuses ont été
effacées. Sacrilèges, profanateurs, larrons, les Serbes n’ont pas craint
de fausser toute l’histoire bulgare du moyen âge pour couvrir le vrai
visage de la Macédoine d’un masque serbe, Ils se sont approprié les fêtes
 des Saints Cyrille et Méthode, fêtes bulgares nationales par excellence
 : Ils ont exilé, Saint Clément, l’apôtre de la région d’Ochride; ils
ont imposé leur Saint Sava, que personne n’y a jamais fêté. Chose inconcevable.
 ils défendent aux Macédoniens de célébrer leurs noms p3-tronymiques,
 d’une tradition plusieurs fois séculaire. Les Chefs révolutionnaires
 Groueff et Deltcheff ont été canonisés Serbes purs. Et pour
couvrir tout cela d’un vernis scientifique, ils ont Ouvert une Université
à Scopié où la jeunesse macédonienne puisse puiser une science apocryphe
 et fantaisiste, conforme aux recettes serbes, Mais ici encore la
désillusion fut complète: une déception désagréable les attendait. Toute
la jeunesse qui faisait ses études à Scopié est restée fidèle à sa nationalité,
 gardant au fond du cœur la haine de l’envahisseur. La même chose
chez les jeunes étudiants macédoniens à l’étranger. De là des procès
monstres où l’on a traîné toute cette jeunesse studieuse sur le banc de
FPinfamie, devant un Tribunal ad hoc de Scopié, Hâves, meurtris et exténués
 par la prison dans les cachots et les cellules humides, on voyait ces
fleurs fanés du pays de la Macédoine, voués à la lente consomption.
Qu'est-ce qu’on reprochait à ces jeunes gens? De se sentir Bulgares,
d’avoir compris les manœuvres des serbes qui voulaient en faire des
renégats.

Dans la suite, il a été défendu. aux jeunes Macédoniens de faire leurs
études dans n’importe quelle université européenne, pas même à
Zagreb; les parents qui avaient envoyé leurs fils faire leurs études à
l’étranger ont été maltraités et menacés. Pour la jeunesse macédonienne,
ouvrir les yeux à la lumière, devenait un crime. Dans le procès contre
les étudiants, le masque hideux du régime serbe tombait ; tous les mensonges
 propagés par les journaux, par les dépêches et par toutes les
autres ressources de la propagande, que les Serbes ont hérités de l’Autriche-Hongrie
 avec une partie de ses terres, ont paru en pleine lumière,
dans toute leur laideur.
Frappés de cécité, les dirigeants Serbes croyaient que tous leurs
crimes resteraient ignorés du monde. À la longue la vérité a commencé
à se frayer un chemin. Dans une lettre destinée au nouveau mifistre de
            
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