PÉRIODE DE 1834 A 1854.
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adoptées. Néanmoins, ici encore, l’accord s’établit
sur la base de la rétention de quelques faveurs spé
ciales le long de certaines frontières, au profit de
céréales, de bétail, et de glaces non polies.
Enfin, à l’issue des séances, on vit s’élever égale
ment une contestation assez vive sur la durée à assi
gner au traité d union, car d’un certain côté on ne
voulait prêter les mains qu’à une période de 6 ans,
et c est de ce côté aussi que s’était rangée la Prusse,
dont les hommes d’État avaient beaucoup de peine
à taire taire leurs inquiétudes financières. Cepen
dant comme le représentant de la Bavière, fit d’une
période de 12 ans, à partir du T'janvier 1842, la
condition .sine qua non du concours de son pays, la
Prusse finit par céder, et rien ne s’opposa plus dès
lors à la conclusion du nouveau traité, qui n’était
que la continuation du pacte précédent avec lesdiffé-
Ienees principales que nous venons de parcourir.
Mais à peine le Zollverein s’était-il retrempé dans
celte réorganisation intérieure, et avait-il assuré son
existence, qu un nouveau mouvement d accession se
manifesta, qui devait encore mieux que par le passé
anondirses frontières et préparer son extension ul-
Iciieuie veis le nord de 1 Allemagne. Très-impor
tante sous ce double rapport fut l’adjonction assez
inespérée du Brunswick, qui s’était,en mars 1841,
détaché brusquement du Sleuerverein, à la suite de
négociations infructueuses entreprises pour la proro
gation du traité constitutif de ce groupe, et qui fit