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PÉRIODE DE 1834 A 1854.
La réponse de Ia Prusse k ces propositions ne se
fit guère attendre; mais à cette réponse succéda une
suspension complète des négociations motivéeen par
tie par l’avénement d’un nouveau souverain au trône
des Pays-Pas, et qui se prolongea pendant une année
entière, jusqu àcequ’enfin, àla date du 8 août 1841,
I accord s établît entre les commissaires respectifs.
Mais cet accord avait été précédé de la part du
négociateur hollandais de plusieurs tentatives, desti
nées à obtenir pour la Belgique diverses facilités
douanières assez considérables dans les condi
tions que voici. Lors de l’annexion à la Belgique
d une portion du Luxembourg, une loi avait été,
le 6 juin 1839, promulguée dans le royaume, la
quelle, afin de prévenir le dommage pouvant résul
ter, pour les deux fractions territoriales autrefois
réunies, de la brusque interruption de tous rapports
entre elles, avait accordé des allégements commer
ciaux et douaniers au blé et à d’autres produits bruts
comme le fer, la faïence et la draperie grossière,
passant du Luxembourg allemand dans le Luxom-
bourg belge. Quant au Luxembourg belge, on lui
avait uniquement concédé par contre l’exportation
en lanc lise du fer brut. Le gouvernement néerlan
dais redoutait, dès lors, que l’entrée du grand-duché
dans le Zollverein ne fournît au gouvernement belge
un prétexte pour revenir sur les avantages octroyés
par cette loi du 0 juin 1839. La Prusse ne crut pas
néanmoins devoir donner suite aux instances faites