PÉRIODE DE 1834 A 1854. 18Í)
l’espoir, qu’à Vienne on y verrait, comme il était dit
d’ailleurs dans son préambule, un pas vers la réali
sation d’une union douanière générale de l’Allema
gne, et on partagerait cette conviction, que la fusion
acquise du Zollverein et du Steuerverein était de
nature à amener plus facilement une entente univer
selle. Mais le cabinet de Vienne ne fut pas dupe de
ces démonstrations, et ne vit, comme le reste de
l’Allemagne, dans le traité de septembre, qu’une
évolution habite, dictée par des considérations es
sentiellement politiques, et dirigée avant tout contre
l’Autriche.
D’ailleurs, comment le caractère politique du
traité aurait-il pu faire doute, quand on voyait
octroyer au Hanovre des avantages matériels et finan
ciers qui étaient sans exemple jusqu’ici dans les re
lations du Zollverein et qui créaient à la Prusse elle-
même les difficultés administratives les plus sérieu
ses en même temps qu’ils lui imposaient les sacri
fices pécuniaires les plus sensibles?
landis que le monopole du sel fonctionnait chez
les autres États de l’Uiiion, le Hanovre était auto-
lisé à conserver au débit de cette denrée le ressort
de la libre concurrence ; des entrepôts libres étaient
consentis à ses villes maritimes ; les îles hanovrien-
nes ainsi qu’Emden, Ilarbourg et Geestemünde
étaient laissés en dehors du réseau douanier; les
navires de cette contrée acquéraient en Prusse un
droit de cabotage, longtemps inutilement convoité ;