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dre n entraient pas en communautô. Pour la répar
tition du revenu net entre 1 Autriche, Parme et
Modène d’une part et les États associés restants d’au
tre part, on se réglerait sur les chiffres proportion
nels, résultant de la multiplication par deux du
nombre d’habitants de l’Autriche, de Parme et de
Modène, et de la multiplication par trois du nombre
d’habitants des autres Etals de l’Association. En
même temps l’Autriche était astreinte à garantir
aux adhérents, qu’elle recherchait, le montant des
recettes, qui étaient jusque-là entrées dans leuis
caisses respectives. Il serait oiseux, d ailleurs, de
s’appesantir outre mesure sur les bases de la ligue
projetée, car dans le cours même des débats auxquels
elle donna lieu, les deux grandes puissances alle
mandes, reconnaissant les périls que le conflit exis
tant faisait courir au commerce et à l’industrie,
redoutant chez leurs sujets l’esprit de révolte, que le
spectacle affligeant de leur désunion ne pouvait
qu’encourager, pleines d’appréhensions au sujet du
nouvel Empire français, et conseillées, dit-on, pai
l’empereur de Russie, eurent le bon esprit de cher
cher à en finir avec des déchirements, qui compro
mettaient la prospérité non moins que la sûreté
intérieure et extérieure du pays, et si les premières
ouvertures vinrent de 1 Autriche, elles trouvèieiit
au moins la Prusse toute préparée à les recevoir. Le
cabinet de Berlin chargea en effet son ambassadeur
à Vienne, M. le comte d’Arnim, de s’aboucher avec