DES OHIGINES DU ZOLLVEHEIN. 13
léances dans le cours du mois de février 1818.
L’obstacle à l’accord venait évidemment de la né
cessité de faire participer indistinctement tous les
membres de la Confédération germanique à une ré
solution à 1 égard de laquelle chacun d’eux préten
dait à une indépendance et à une liberté d’action
absolues, et, en fait, on était, comme on le voit,
bien éloigné encore du temps où put être posée et
vidée la question d un code de commerce com
mun à toute 1 Allemagne tel que celui qui est
éclos vers la fin de la dernière période décennale
(5 juin 1869).
Aussi la difficulté serait-elle peut-être demeurée
insurmontable, si quelque État, plus doué d’initia
tive que les autres, n’eût pris les devants, et ne fût
entré résolument dans la voie des réformes, donnant
ainsi un exemple qui devait trouver des imitateurs.
Ce rôle honorable était dévolu à la Prusse, dont
on a pu cependant à certains moments mettre en
doute les tendances libérales, qu’il lui importe à
elle-même, si elle veut conserver sa signification, de
ne jamais abandonner dans 1 avenir.
l*endant que les grandes monarchies du conti
nent, y compris l’Autriche, qui restait fidèle aux tra
ditions de Joseph II, maintenaient ou élevaient
leurs barrières, la monarchie prussienne composée
de pièces de rapport, et régie même depuis la guerre
de l’Indépendance par une législation qui variait de
province en province jusqu’à établir des droits pro-