238 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
pouvait vérifier qu’une expérience préalable, plus ou
moins prolongée de la convention. Ces espérances
ne furent pas complètement déçues, et toutefois, la
mesure, dans laquelle elles se réalisèrent n était pas
de nature à amener entre les deux territoires doua
niers un rapprochement économique assez notable
pour servir de base à une union douanière ultérieure.
Si pour les articles, auxquels s’appliquait le ta
rif intermédiaire, les rapports réciproques se trou
vèrent quelque peu vivifiés, leur importance accrue
était bien loin encore de correspondre au contact
intime des deux zones. L’Autriche plaça un peu
plus de matières premières telles que laine et fils de
lin et aussi un peu plus de tissus de lin, mais les
importations et exportations respectives de produits
manufacturés tels que le papier, la mercerie, les
cotonnades, les objets en bois, en fer, en acier, en
cuir ne subirent pas, comparativement, de variation
bien appréciable, et les expéditions du Zollverein
en Autriche n’augmentèrent sensiblement qu’au re
gard des fils de coton et de laine, du fer et de
quelques articles métalliques ou d’argile. La masse
totale des échanges demeura, eu somme, beaucoup
au-dessous de l’attente, fondée sur l’étendue des
frontières communes et sur la grandeur des deux
territoires, autorisant ainsi à croire, qu’il n’y avait
pas de différence par trop forte entre les industries
correspondantes, mais que le taux des droits inter
médiaires était toujours encore trop élevé.