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l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
notamment d’un traitement égal dans les transports
directs, à réduire les droits pour la laine brute, le
cuir laqué, les horloges en bois, les jouets d’enfants,
les limes, les râpes, et les aiguilles à coudre et à ne
les percevoir que sur le poids du bétail introduit.
Mais sans même croire nécessaire de se concer
to r avec ses associés, le gouvernement prussien prit
sur lui de répudier des bases qu’il trouvait impro
pres à un arrangement commercial, et dès lors,
quoi de surprenant que tant de tentatives demeurées
infructueuses aient engendré la lassitude et amené
dans les négociations un nouveau répit des moins
fugitifs? Aussi ne fallait-il peut-être rien moins
qu’une véritable révolution économique, accomplie
d’un côté ou de l’autre, pour aplanir les difficultés
qui s’étaient jusque-là opposées à toute entente, et
cette révolution devait, pour notre honneur, com
mencer par s’opérer dans notre pays, car si dans le
tarif originaire de la Prusse de 1818, et dans les
fixations ultérieures de droits, basées sur ce tarif,
auxquelles avait procédé le Zollverein, on s’était,
de l’autre côté du Rhin, tenu par principe assez
longtemps éloigné du système protecteur, il est
certain que depuis on s’en ôtait encore une fois rap
proché dans une certaine mesure. Mais ce serait
une erreur que de croire, que l’état de choses an
térieur à cette ère nouvelle et fondé sur de pures
relations de fait n’ait donné que des résultats indi
gnes d’attention!