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PÉRIODE DE 1854 A 1865.
autres régions, incitées naturellement sous son influence
à tempérer les rigueurs de leurs systèmes
respectifs, pour le plus grand avantage de la laborieuse
Angleterre; et c’était là une prévision que
l’avenir s’est suffisamment chargé de justifier.
Quant aux réformes introduites par la France,
elles étaient loin de présenter l’importance de celles
auxquelles avait procédé sa voisine. Si au contact
de celte voisine, les anciennes prohibitions s’évanouirent,
si les droits exorbitants, équivalant à de
véritables prohibitions qui frappaient les marchandises,
furent réduits à 30 0/0, plus tard à 25 0/0
et partiellement à 15 et 10 0/0 de leur valeur,
le tarif français ne perdit cependant pas assez
encore de sa complication antérieure et n’en conserva
pas moins au regard du plus grand nombre
d’objets manufacturés, le caractère d’un tarif protecteur.
En même temps on vit notre administration
douanière, qui s’était à toute époque montrée hostile
au commerce étranger, persévérer en (pielque
sorte dans les mêmes voies, comme chargée d’appliquer
une foule de dispositions fiscales et mesquines
établies au sujet du règlement des droits ad valorem.
Enfin 1 accueil que l’industrie française fit aux
innovations ne fut rien moins qu’encourageant, et
il fallut toute l’autorité de l’Empereur, tout le talent
des hommes d’État, qui avaient attaché leur nom
au rapprochement des deux nations, pour tenir en
échec les assauts furibonds prodigués au traité.