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PÉRIODE DE 1854 A 1865.
où aucune des deux hautes puissances contractantes
n’aurait notifié douze mois avant l’expiration de ladite
période de dix années, son intention d’en faire
cesser les effets, le traité continuera à rester en vigueur
encore une année, et ainsi de suite, d’année
en année, jusqu’à l’expiration d’une année à partir
du jour où l’une ou l’autre des hautes puissances
contractantes l’aura dénoncé. Personne n’ignore que
de nos jours le gouvernement français, après être
passé en d’autres mains, a usé du droit de dénonciation,
dès que ce droit a pu être exercé et a ouvert
avec le cabinet de Saint-James des négociations
qui ont finalement conduit, sous l’administration du
maréchal Mac-Mahon, au nouveau traité, du 23 juillet
1873, ratifié par l’assemblée nationale le 29 du
même mois et destiné à maintenir la situation antérieure
jusqu’en 1877, époque à laquelle nous aurons
recouvré entièrement notre liberté d’action
vis-à-vis de l’étranger. Deux conventions additionnelles
des 12 octobre et 16 novembre I860 étaient
venues d’ailleurs réaliser et compléter celle du
23 janvier, en convertissant pour un grand nombre
d articles les droits ad valorem français en
droits spécifiques, et en précisant les procédés à
suivre lors de la perception de ces droits.
Ces faits une fois remis en mémoire, comment
ne pas être frappé de la grandeur des réformes,
que l’Angleterre fit subir, par ce traité du 23 janvier
et son développement ultérieur à l’ensemble de