PÉRIODE DE 1854 A 1865. 335
lence que celte puissance ne se décida à rompre
que pour communiquer un accord paraphé, ren
fermant comme à plaisir toutes les dispositions,
dont le gouvernement impérial avait conseillé le
rejet dans l’intérêt du maintien et de raffermisse
ment des relations commerciales intimes existant
entre l’Autriche et le Zollverein.
El il ajoutait :
« Les faveurs douanières, concédées à la France
par CCS traités sont de telle nature, qu elles con
traignent l’Aulrictie à un remaniement profond du
tarif intermédiaire établi en 1853, et que, contrai
rement au but et à la lettre du traité du 19 février
1853 et nonobstant le désir témoigné à toute époque
pai le cabinet impérial de prêter la main à des
améliorations opportunes, elles rendent impossible
tout développement de la convention de février,
comme aussi toute union douanière entre l’Autriche
et le Zollverein. Même la simple continuation du
pacte (le 1853 n aurait plus ni objet, ni raison d’être
au cas d une acceptation de l’accord franco-prus
sien, pnis(|u’alors aucune des deux zones douanières
ne pourrait plus consentir d’immunités à l’autre :
ni le Zollverein, qui se serait, par principe, démis
de celle faculté et dont les droits ordinaires se trou
veraient inférieurs au taux qu’ont actuellement les
droits privilégiés; ni l’Autriche, qui ne pourrait se
se 1 éso U dre à faire au Zollverein des concessions, en
rapport avec ses droits extérieurs réduits, qj’en