PÉRIODE DE 1854 A 18G5. 341
l’autre partie est en mesure d’emboîter le pas, et
qui ne se fait pas au surplus jour par la voie de la
législation intérieure, mais bien par celle d’un
traité obligatoire avec une tierce puissance ne sau
rait tomber sous l’application de l’art. 4 et se trouve
au contraire en contradiction manifeste, tant avec
le préambule du traité de 1853 qui convie les hautes
parties contractantes à l’œuvre de l’union austro-
allemande, qu’avec l’art. 25 qui pour le cas où l’u
nion douanière ne se consommerait pas en 1860
exige au moins la convergence de leurs efforts vers
la parité des tarifs appliqués de part et d’autre. Le
gouvernement impérial se doit donc à lui-même,
et croit aussi devoir aux intérêts bien entendus de
1 Allemagne, de déclarer que l’acceptation par le
Zollüerein de l’accord intervenu le 29 tnars de l’année
courante à Berlin entre la Prusse et la France serait
considérée forcénmd par lui comme une violation et
une désertion des rapports conventionnels fondés entre
I Autriche et le Zollverein par le traité du 19 fé
vrier 1853. »
Ues rféclaralions aussi cal,'goriqiies devaient ame
ner lie la part de la Prusse une riposte <pii ne se lit
pas d ailleurs attendre. Elle est du 28 mai, comme
ayant suivi à deux jours do distance la préscntalion
par M. le Ministre des finances de Heydt des der niers
traités en causea la Chambre prussienne, et nous v
relevons tout d’abord celte entrée en matière, qui
ne le cède pas assurément en netteté ni snrtoiil en