342 l’allemagnií économique.
sécheresse au document qu’il s’agissait de réfuter:
(, Le mémoire, y dit M. de Bernstorff, incrimine
la conduite générale tenue par le gouvernement
royal dans toute cette affaire et dirige ensuite des
objections contre le contenu même des traites. Mais
je ne puis sous aucun de ces deux rapports admettre
comme autorisée l’immixtion du cabinet impérial,
car il n’est à ma connaissance ni acte, ni convention,
ni accord desquels 1 Autriche puisse infeiei le
droit de s’élever contre de pareils traités, que la
Prusse et le Zollverein jugeraient bon de conclure
avec une tierce nation, et je dois sans détour leven-
diquer pour la Prusse aussi bien que pour le Zoll
verein la faculté absolue de se comporter à cet égard
selon leurs propres convenances. »
Le signataire de la réponse faite à l’Autriche
le 28 mai pourrait donc se dispenser de pousser plus
loin ; mais il veut prouver en peu de mots que rien
n’était de nature à modifier des conceptions et des
convictions bien rétléchies, et rappelant les diveis
griefs articulés par la note autrichienne, qui con
clut en reconnaissant aux cocontractauts de 185.1
le droit à des modifications partielles du tarif, mais
non à une réforme générale comme celle qu impli
quent les traités avec la France, il répond ainsi :
« En vérité, que vaudrait l’indépendance du Zoll
verein, s’il fallait souscrire à cette conclusion? Mais
il n’en est pas ainsi. Il n’a jamais pu, lors de la con
clusion du traité du 10 février 1853 entier dans