PÉRIODE DE 1854 A 1865. 349
faite par les parties contractaiiles, la force de cette
objection se trouvait quelque peu émoussée et par
cette considération générale, que tout traité de com
merce, que tout traité quelconque ébréche plus ou
moins la liherlé absolue de ceux qui y pailicipenl
et par ce fait spécial, que le h-ailé franco-prussien
se traduisait par de bien plus fortes rêslriclions en
core, en interdisant catégoriquement l’augmentation
des droits conventionnellement établis. Quand on se
place donc sur le terrain du droit pur, on est iné
vitablement assailli par quelques doutes sur la léga
lité de l’acte posé par la Prusse, qui n’avait peut-
être pas non plus tenu suffisamment compte des
égards dus à un gouvernement allié, nous ne disons
pas à un gouvernement ami, puisqu’en effet depuis
les événements de 1851 à 1853, les rapports affec
tueux s étaient singulièrement refroidis, surtout
dans la direction des intérêts matériels.
Mais les impressions se inodilieiitdu tout an tout,
du moment qu’on envisage les précédents, au point
de vue économique ; et l’état de chose coiiteniporaiii
ssesE
quoi, dans les appréciations auxquelles le public
s es! livré depuis, le point de droit a été refoulé à
l’arrière-pIan.
L’idée d’une union douanière entre l’Autriche et
le Zollverein, celte .idée, dont les ministres de