PÉRIODE DE I860 A 1866.
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menlanée de tout aliment pour la discussion ; mais,
comme la Prusse ne concéda pas une plus longue
interruption des travaux, la Bavière se refusa à y
prendre part, et transmit une déclaration de laquelle
il résultait, qu’en même temps que*les bases propo
sées par la Prusse pour un arrangement avec l’Au-
triclie ne répondaient pas aux obligations contrac
tées par le traité du 19 février 1853 et lui paraissaient
insuffisantes à elle-même Bavière, dont les intérêts
étaient si fortement liés aux rapports avec l’Autriche,
elles ne devaient non plus en aucune façon compter
sur l’agrément de l’Empire.
Le parti de l’abstention fut également adopté par
le Wurtemberg, le grand-duché de Darmstadt et le
duché de Nassau,et bien qu’un commissaire hano-
vrien eut fait son apparition à Berlin, il ne figura pas
à la réouverture, qui s’effectua le 2 mai.
Peut-être le gouvernement autrichien comprit-il
à cette heure la nécessité de lutter avec un compé
titeur, qui ne discontinuait pas sa marche en avant ;
mais, plutôt que de payer d’exemple, il semblait épier
constamment l’initiative de ses adhérents, et pendant
que la Prusse délibérait sans relâche avec les associés
(le son bord, il se borna, par une dépêche du 12 mai,
à convier les coalisés à des négociations nouvelles.
A en juger par cette dépêche, dans laquelle la-base
des négociations proposées n’était esquissée qu’à
bien larges traits, l’Autriche poursuivait le renou
vel lernen t d U t rai té dû men t mod i fié d u 19 février 1853