432 L'ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
tion des droits supportés par les fabricants français,
des taxes supplémentaires équivalentes, que cet ar
ticle fait connaître.
Mais comme les produits étrangers qui à leur
entrée dans le Zollverein avaient acquitté intégra
lement le droit d’importation n’étaient plus as
treints au payement d’aucune autre taxe, il existait
là sans doute une inégalité, dont les adversaires du
traité de commerce ne manquèrent pas, comme bien
on pense, de tirer parti, et qui toutefois se ratta
chait si intimement à la dissemblance des modes
d’imposition respectifs, qu elle n’aurait pu dispa
raître qu’avec les systèmes suivis eux-mêmes, aux
quels les contrées intéressées ne paraissaient pas dis
posées cependant à renoncer. L’art. 8 avait d’ail
leurs pourvu à ce que les marchandises de toute
nature, originaires des États de l’une des parties
contractantes et importées dans ceux de 1 autre, ne
pussent être au moins assujetties à des droits d’ac
cise ou de consommation supérieurs à ceux qui
grevaient ou viendraient à grever les marchandises
similaires de production nationale. Car l’art. 7 avait
autorisé chacune des parties contractantes, au cas
où elle jugerait nécessaire d établir un droit de con
sommation nouveau ou un supplément de droit de
consommation sur un article de production ou de
fabrication nationale compris dans les tarifs an
nexés au traité de commerce, à grever immédiate
ment l’article similaire étranger à 1 impoi talion d un