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PÉRIODE FINALE DU ZOLLVEREIN.
varoise, sans goûter les tendances et le syst
gouvernement prussien, sans s’associer sur.
des doctrines de droit, comme celles qui s’étaient
fait jour dans la question du Sclilewig-Holstein ou
dans les questions constitutionnelles intérieures,
n avait jamais laissé percer de répulsion native ou
de haine véritable à l’endroit de la Prusse. Les
sympathies de la Bavière pour l’Autriche ne furent
à aucune époque particulièrement ardentes; et bien
que, sur le terrain du droit, cet empire ralliât le peu
ple et le gouvernement bavarois, ceux-ci ne com
ptaient pas plus que de raison sur l’Autriche pour
la solution de la question allemande. Aussi, quand
la guerre s’annonça, l’envisagèrent-ils plutôt comme
affaire entre les deux puissances rivales, à laquelle
la force des choses seule poussait les autres contrées
a prendre part, sans qu’elles y eussent un intérêt
propre. La lutte même et ses fureurs ne parvinrent
pas à modifier beaucoup ce point de vue, et l’armée
aussi bien que le public continuèrent h voir dans
l’adversaire prussien l’ancien allié, que des circon
stances exceptionnelles avaient pu amener sans
doule à combatiré, mais à qui l'on devait encore le
même intérêt et la même estime qu'auparavaul.
Pour les faire revenir de ces dispositions quelque
peu sentimentales, il ne fallut rien moins, à l’issue
des opérations militaires proprement dites, que
1 attaque imprévue d’un corps de troupes bava
roises, qui se croyait protégé par un armistice, et
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