Object: Oeuvres complètes

SYSTEME DES DETTES CONSOLIDÉES. 719 
démontré que le montant total des taxes qui auraient été payées 
Pendant vingt ans , |)oiir un emprunt annuel de 11 millions et un 
fonds d’amortissement de I p., 0/(), se serait élevé à 154 millions. 
Avec le plan du lord Petty, ces taxes n’auraient été que de 93 rail 
lons ; ce qui lait une différence de 51 millions en faveur des idées 
oe financier; mais, pour obtenir cet allégement^ il nous eût fallu 
••ous charger d’une dette additionnelle de 119,489,788 1. sterling 
ffoi, levées en 3 p. O/q et au taux de (iO, eussent représenté un capi- 
nominal de 199,149,040.1. st. 
' amortissement fut primitivement institué dans le but de dimi- 
nuer la dette nationale pendant la paix , et d’en prévenir le trop 
*'®pide accroissement pendant la guerre. Le seul effet salutaire qu’on 
poisse attendre des décimes de guerre est aussi de prévenir des em 
Pi’unts accumulés. Or l’amortissement et les surtaxes ne sont utiles 
^0 autant qu’on les dirige exclusivement vers le but pour lequel ils ont 
créés : et ils deviennent des instruments de mensonge et de ruine 
loutcs les fois qu’on les destine à servir l’inUTêt d’une nouvelle dette. 
1^0 1809, M. Perceval, qui était alors chancelier de l’Échiquier, 
j* iéna 1,040,000 1. st. de taxes pour l’intérêt et l’amortissement de 
Emprunt (ju’il contracta à cette épotjuc. Il enlevait ainsi plus d’un 
’|''Hion aux ressources générab», pour les appliquer à l’intérêt d’une 
^ctte ; aussi se trouva t il obligé d’ajouter un million aux emprunts 
années suivantes. Le résultat définitif de cette mesure ne diffère 
^icn de celui qu’on eût obtenu en prélevant, chaque année, la 
^^me somme sur la réserve de l’amortissement. 
1813, l’amortissement subit une nouvelle et profonde modili- 
'^lion , M. Vansitlart étant alors chancelier de rix'liiquier. Vous 
déjà vu qu’au moment où M. Pitt établit le fonds annuel de 
million, la dette nationale s’élevait à 238,*231 ,‘248 I. Par l’acte de 
il avait été décidé qu’aussitôt que l’annuité de 1 million se se- 
accrue par les dividendes des rentes rachetées au chiffre de 4 
'‘‘illioiis, l’aa umulation devait cesser et les produits des rentes ser 
’ dépenses publiques. Si le 3 p. 0 o était monté à 00 au mo- 
^Dt où ce maximum aurait été atteint, le pays se serait vu en 
^^^^scssion d’un fonds disponible de 20,000 1. st. : s’il était monté à 
^ » la réserve annuelle aurait été de 15,000 1. st. et on avait résolu 
opérer aucun autre dégrèvement de taxes jusqu’au jour où le 
^^^Dtant total delà dette aurait été racheté. Lu 1792, !M. Pitt versa 
PjbOO st. par au dans les caisses de l’amortissement, et présenta 
^*’8 les observations suivantes : « Lorsqu’on imagina de fixer à 
des 
en
	        
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