64 l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
duché à l’Est et au Nord ; et que les effets des res
trictions que nous avons subies jusqu’à cette heure
demeurent à peu de chose près les mêmes, que ce
soit le tarif prusso-hessois ou le tarif bavaro-wur-
lembergeois ou tout autre tarif, franchissant comme
les deux précédents une certaine mesure, qui pré
vale aux frontières de ces pays voisins.
« Mais ce qui doit être considéré comme détermi
nant, ce n’est pas la possibilité de pouvoir persister
dans l’état d’isolement sans détérioration denos rap
ports, et nous avons plutôt à nous demander, si nous
ne devons pas préférer à cet état d’isolement vis-à-vis
de l’Union notre participation directe même sous la
condition d’un tarif douanier supérieur au nôtre.»
Peu de temps après cette publication, les négocia
tions un instant interrompues reprirent leur cours,
et quand elles eurent enfin abouti, le gouvernement
badois réussit à procurer au traité qui venait d’être
conclu avec le grand-duché, l’assentiment des États.
En conséquence le Zollverein s’accrut de passé un
million d’âmes et de 272 milles carrés de territoire ;
de plus il fut redevable à cette accession d’une con
formation très-opportune des frontières vers le Midi
et l’Ouest, en ce que la limite terrestre grandement
brisée jusqu’ici sur une longueur de plus de 100
lieues, fit place à une frontière fluviale uniforme et
très-facile à surveiller; enfin il se débarrassa d un
voisin extrêmement incommode et dangereux, à qui
son intérêt avait dicté non-seulement de souffrir une