27
CHAI' I. — ItK LA VALKLIL
baisserait de 0,050 liv. st. à 4,050 liv. st. De plus, toute altération
])rofonde et permanente dans le taux des profits, dépend d une série
de causes qui n’agissent qu’à la longue, tandis que les variations qui
surviennent dans la quantité de travail nécessaire pour créer des
marchandises, sont des phénomènes de chaque jour. Chaque progrès
dans les machines, les outils, les bâtiments, la production des ma
tières premières épargne du travail, ])ermet de créer une marchan
dise avec plus de facilité, et tend, par conséquent, à en réduire la
valeur. Kn énumérant donc ici toutes les causes qui font varier la va
leur des marchandises, on aurait tort, sans doute, de négliger l’in-
tlucnee réservée au mouvement des salaires ; mais on aurait tort aussi
d’y attacher une trop grande importance. C’est pourquoi, tout en
tenant compte de cette influence dans le cours de cet ouvrage, je
considérerai cependant les grandes oscillations qu’éprouve la valeur
relative des marchandises, comme résultant de la quantité de travail
plus ou moins grande nécessaire à leur production.
Je crois à peine utile d’ajouter (|ue les marchandises dont la pro
duction à coûté la même somme d’efforts, différeront néanmoins de
valeur échangeable si on ne peut les amener sur le marché dans le
même espace de temps.
Supposons que pendant un an je consacre l,t)(K) liv. st. a rétribuer
le travail de vingt hommes occupés à créer une marchandise. Suppo
sons encore (pue l année suivante j’emploie vingt hommes a terminer,
perfectionner le même produit pour des salaires egaux. Si les profits
sunt de 10 pour cent, ma marchandise livrée sur le marché au bout
de ces deux années devra se vendre ‘2,310 liv. st. ; car j’y ai consa-
fré la première année un capital de 1,000 liv. st., et la seconde an
née un capital de 2,100 liv. st. l n autre iudi\idu emploie la même
(piantité de travail, mais dans une seule année : il paie 2,000 liv. st.
de salaires à quarante ouvriers. A la fin de l’année, le prix de la
niarehandise, y compris 10 pourcent de profits, ne dépassera pas
2,200 \\^. si. Voilà donc deux marchandise^s produitcis par une quan
tité égale de travail et dont 1 une se ^end 2,.310 b\. st., I nutre
V, st
Ce dernier cas semble différer du précédent, mais au fond il est
parfaitement le même. Ainsi on y reconnaît, comme toujours, qm
aecroissemeut de \aleur d’une marchandise naît du | '
aoins considérable que ue-eessiteut sa production et sem