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grands magasins, elles ont ensuite été abondamment
vendues par les petits. Qui donc a pris la clientèle ? *
Sombart voit des avantages à la pacotille des grands
magasins. Il met d’abord en doute que la pauvre fem-
me d’ouvrier puisse soustraire quelque chose à son
budget pour acheter de l’inutile Puis quand cela
serait ? dit-il :
« Je suis d’avis que l’article artistique même le plus
> inférieur peut exercer une influence éducative et
> ennoblissante, Il vaudra toujours mieux que rien.
» J'ai passé bien des heures dans ces bazars à bas prix
>et ai souvent observé avec. joie comment la femme
> d’ouvrier achète peut-être en plus de ses emplettes
> nécessaires un vase qu’elle voit exposé là pour 30
» pfennig, ou une mauvaise copie de peinture à l'huile,
»ou quelque ornement. C’est pourtant quelque chose
> qui fait vraiment s’éveiller dans ces âmes un premier
» pressentiment d’un autre monde que celui de la mi-
» sère où elles vivent ordinairement » ?,
Quant au reproche d’exploiter les employés et surtout
es employées, il reste mérité par beaucoup de maisons,
mais pas par les meilleures. Dans celles-ci, la direction
sait, au besoin, pour élever les salaires, tenir ‘tête à des
actionnaires avides de dividende. Le président du con-
: Ibid.
? Conférence de Breslau, Cf. Wernicke, op. cit. p. 229.
«Ich bin der Meinung, dass auch der minderwertigste
»bKunstartikel einen fôrdernden, einen veredelnden Ein-
pfluss auszuüben imstande ist. Er ist immer besser wie
»gar keiner. Ich habe manche Stunden verbracht, in die-
psen minderwertigen Bazaren und habe oft mit Freude
» beobachtet, wie sich die Arbeiterfrau zu ihren notwen-
» digen Ausgaben vielleicht eine Vase kauîft, die sie für 30
» Pfennige da sieht, oder einen schlechten Oeldruck oder
> sonst ein Schmuckstück. Ja, das ist doch etwas, was
» tatsächlich eine erstmalige Ahnung von einer anderen
» Welt als der Misère, in der sie sonst leben, in diesen
à» Seelen aufkommen lâsst »