J46 PRINCIPES DE L’ECONOMIE POLITIQUE.
Si on levait pour le clergé une valeur égale par d'autres moyens
qui augmenteraient ainsi que ta dime , à pro,mrliou de la dilliculle
de la culture, l eitet serait le même. Et on se tromperait fort eu
uensaut que les dimes, parce quelles sont prélevées directement sur
le sol, découragent plus l’agriculteur que toute autre redevance
du même eliillre. Le clergé, dans les deux cas, ol,tiendrait une
portion croissante du produit net du sol et de l'iudustrie du
pays. Daus l’état progressif de la société, le produit net du sol va
toujours eu diminuant par rapport au produit brut ; mais c est sur le
produit net d’un pays.que sont levés, eu dernière analyse, tous les
impôls, que le pays se trouve en voie de développement ou reste
stationnaire. Un impôt qui augmente eu même temps que le revenu
brut, et qui retombe sur le revenu net, doit être iiecessaireinciit uii
impôt très-onéreux, et extrêmement opprcssil. La dime est c
dixième du produit brut, et non le dixième du produit «et du sol
et par conséquent à mesure que la société croit eu ricbessc elle doi
progressivement absorber une partie plus considerable du pioduil
uet, quoiqu’elle soit toujours égale à une même portion du produi
^'on peut encore regai-der la dime comme nuisible aux propriéUii-
res fonciers, eu ce qu elle agit comme prime d’importatiou, en im
posant le blé indigène, pendant que celui de l’étranger ne paie aucun
impôt, lit si, dans le but de mettre les proprietaires a 1 abii de 1 a
vilissement des terres que doit occasionner cette prime, ou Irappait i
blé du debors d'un impôt pared, pereu pai’ l'Etat, il ne pouriait y
avoir de mesure plus juste ni plus équitable, puisque tout ce que
cet impôt rapporterait a l’État, aurait l’elVet de dimiiiuin- dautant
les autres impôts que les dépenses du Gouveriiemeiit rendent iieces^
saires. Mais si un pareil impôt ii’était eoiisaeré qu a auginenter le.
revenus du clergé, il pourrait a la vérité augmenter au total la masse
des produits, mais il diminuerait la part qui revient aux classe,
productives.
Si ou laissait entièrement libre le commeree des draps, nos manu
facturiers pourraient les donner à meilleur marebé qu on ne poui
rait les importer. Si ou mettait un impôt sur la fabriealioii des draps
du pays, et qu’on ii’eii mit pouit sur l’importation, cela pourrai
avoir le mauvais eilet de détourner les eapitaux de la fabneulioii Ç-
draps vers d’autres maiiufaetures, le drap pouvant alors être lire
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