CHAP. XII. — DE L’IMPOT FONCIER. 149
soutien du Gouvernement, chacun, autant qu’il est possible, en
proportion de ses facultés.
» Deuxième maxime. La quote-part de l’impôt que chacun est
tenu de payer, doit être certaine, et non arbitraire.
Troisième maxime. Tout impôt doit être perçu à l’époque et
se on le mode qu’on peut présumer le plus commodes pour le con
tribuable.
» Quatrième maxime. T out impôt doit être calculé de manière à ce
qu il fasse sortir des mains du peuple le moins d’argent possible au
delà de ce qu’il rapporte au trésor de l’État, et en même temps à ce
qu’il tienne cet argent le moins longtemps possible hors de la
bourse du public. »
' En regard de ces maximes généreuses qui sont, en quelque sorte, une déclara
tion des droits du contribuable, nous croyons utile de placer celles que M. de Sis-
mond, - cette ârne si forte et si tendre à la fois - a émises sous l’inspiration des
idé« démocratiques les plus életées. Cela fait, nous réclamerons l’attention du
. 1**^^^® choses itrates que nous essaierons de dire sur la question des
Charges publiques. ^
" ^ ' pi“’ revenu et non sur le capital. Dans le premier
^ \ que les particuliers devraient dépenser ; dans le se-
^»ire vivre et les particuliers et l’État.
. ans I assiette de 1 impôt, il ne faut point confondre le produit brut an-
» pîri ^ premier comprend, outre le second, tout le capital
, " partie de ce produit doit demeurer pour maintenir ou renou-
J fixes, tous les travaux accumulés et la vie de tous les ou-
« vners productifs
3. L impôt étant le prix que le citoyen paie pour des jouissances, on ne saurait
t>tnan er a celui qui ne jouit de rien : il ne doit donc jamais atteindre la
« partie du revenu qui est nécessaire à la vie du contribuable.
jamais mettre en fuite la richesse qu’il frappe; il doit donc
re autant plus modéré que cette richesse est d’une nature plus fugitive. Il ne
« 01 jamais atteindre la partie du revenu qui est nécessaire, pour que ce revenu
” se conserve.
soit un bien, on fera du moins qu’il soit un moindre mal. »
,1 (SisMONui, t. II, livre vi, chap. 8. )
. on le \oit, dans les prescriptions de Smith quelque chose de plus
de ^P P'iaiicier ; dans celles de Sismondi, quelque chose de plus social,
P us e ev peut-être ; mais chez les deux penseurs on retrouve le même désir de
ren^"'^'^ '*** * publiques à la force de ceux qui les supportent, et de
^ vieux adages (|ui faisaient de la gent travailleuse’la gent
eet corvéable à merci. Dans ce siècle où le genre buirain choisit ses guides