CHAP. XIV. — DES IMPOTS SUR UES MAISONS. 17K
devrait toujours être sacré, qu’on assujettirait les rentes à un impôt
inégal. Il est à regretter que les droits de timbre dont est grevée la
mutation des biens-fonds, soient un obstacle si puissant à leur transmission,
et les empêche de passer dans les mains de ceux qui
pourraient les rendre plus productifs. Et si l’on réfléchit que nonseulement
la terre, considérée comme un objet propre à supporter
un impôt exclusif, baisserait de valeur pour compenser le risque
être imposée, mais encore que plus ce risque serait indéfini, plus
sa valeur incertaine, et plus les biens-fonds deviendraient un objet
de spéculation, un agiotage plutôt qu’un commerce régulier; si on y
réfléchit, dis-je, on verra combien il est probable que les mains dans
lesquelles les terres viendraient à tomber seraient celles des individus
qui sont plutôt des agioteurs que des propriétaires prudents,
capables de tirer le plus grand parti des fonds de terre.