Full text : Oeuvres complètes

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CHAI».  XXVll.  —  ÜE  EA  MONNAIE  ET  DES  BANQUES.
vaincu  qu’il  répugne  aux  intérêts  et  à  la  volonté  de  la  banque^
d’excrecr  ee  privilège  au  détriment  du  ])ublie,  mais  à  l’aspect  des
maux  qui  peuvent  résulter  d’une  réduction  ou  d’une  augmentation
^soudaine  des  agents  monétaires,  je  ne  puis  que  déplorer  la  facilité
avec  laquelle  l’État  a  armé  la  banque  d’une  prérogative  aussi  formidable. ­

Les  dilTicultés  auxquelles  étaient  restées  soumises  les  banques  ])rovinciales
  avant  la  suspension  des  paiements  en  numéraire  ont  dû
prendre,  à  certaines  époques,  un  caractère  sérieux.  —•  Aux  moindres
symptômes  d’une  crise  réelle  ou  imaginaire,  elles  étaient  astreintes  à
se  pourvoir  de  guinées  et  à  s’armer  contre  les  exigences  des  porteurs.
—  Elles  faisaient  alors  un  appel  à  la  banque.  Elles  y  échangeaient
leurs  propres  billets  contre  des  guinées,  qu’un  agent  de  confiance
transportait  ensuite  à  leurs  frais  et  risques.  Après  avoir  accompli  les
fonctions  auxquelles  elles  étaient  destinées,  les  guinées  revenaient  à
Londres,  et  il  est  fort  probable  qu  elles  retournaient  dans  les  caisses
de  la  baiujue  toutes  les  fois  que  ces  déplacements  successifs  n’avaient
pas  eu  assez  d’action  pour  en  diminuer  le  ])oids  et  les  réduire  audessous
  du  type  légal.
Si  l’on  adoptait  le  plan  que  j’ai  proposé  de  payer  les  billets  de
banque  en  lingots,  il  faudrait  étendre  ce  privilège  aux  banques  provinciales ­
  ou  donner  aux  bank-notes  le  caractère  de  monnaie  Itigale.
—  Dans  ce  dernier  cas,  ôn  se  trouverait  n’avoir  introduit  aucun
changement  dans  la  législation  qui  régit  ces  établissements  ;  car  ils
seraient  alors  sollicités,  comme  aujourd’hui,  à  rembourser  leur  papier ­
  en  billets  de  la  banque  d’Angleterre.
«  Ce  système,  en  nous  permettant  de  ne  pas  exposer  les  guinées  au
frottement  et  à  la  diminution  de  poids  qui  résultent  de  déplacements
multipliés,  en  nous  affranchissant  aussi  de  tous  les  frais  de  transports, ­
  nous  procurerait  déjà  une  économie  considérahle  ;  mais  l’avantage ­
  qui  résulterait,  pour  la  marche  des  petits  ])aicments,  serait  bien
plus  sensible  encore.  En  effet  la  circulation  de  Londres  et  des  provinces ­
  s’effectuerait  alors  au  moyen  d’un  agent  à  bon  marché,  ïe  pa-^
pier,  et  délaisserait  un  agent  onéreux.  Vor  ;  —  ce  qui  enrichirait  le
pays  de  tous  les  bénéfices  que  peut  produire  l’or  abandonné.  Il  serait ­
  donc  insensé  de  renoncer  à  de  tels  avantages,  à  moins  que  l’on
ne  découvrît  dans  l’emploi  d’un  agent  à  bas  prix  des  inconvénients
manifestes.  »  _
«  La  monnaie  est  dans  l’état  le  plus  parfait  quand  clic  se  compose
uniquement  de  papier,  mais  d’un  papier  dont  la  valeur  est  égale  à  la
            
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