Full text: Oeuvres complètes

CII. XXXll. - DE L’01‘1M()N DE M. MALTIIUS SUli LA RENTE. 381 
• (Ic mauvais terrains, dont il existe eu général dans tous les pays 
» une assez grande quantité, maisj aussi les machines moins par- 
" faites dont on peut dire qu’on fait usage quand on force de bonnes 
» terres h donner un produit toujours croissant. A mesure que le 
prix des produits agricoles^ continue à hausser, ces machines 
" moins parfaites sont successivement employées, et à mesure que 
*> le prix de ces produits continue à baisser, on met successivement 
•* ces machines de côté. Cette application démontre à la fois le rap- 
» port nécessaire qui existe entre le prix actuel du hlé et sa produc- 
» tion actuelle, et l’effet tout différent qu’auraient une grande ré- 
» duction dans le prix des produits manufacturés et une grande 
» réduction dans le prix des produits de la terre \ * 
Comment concilier ces passages avec celui où il est dit que si 
les choses de première nécessité n’avaient pas la propriété de faire 
naître une augmentation de demande proportionnée à l’augmenta 
tion de leur quantité, ce surplus de produit aurait alors, et alors seu 
lement, l’effet de réduire le prix des prmluits agricoles aux simples 
frais de production ? Si le hlé n’est jamais au-dessous de son prix il 
n est jamais plus abondant que ce qu’exige la population existante 
pour la consommation; on ne peut eu faire un approvisionnement 
l)our d’autres consommateurs; il ne peut donc jamais, par son abon 
dance et par son bas prix, devenir un encouragement à la popula- 
* Voyez Inquiry, etc. « Dans tous les pays dont la prospérité est progressive le 
>. prix moyen du blé n'est jamais plus haut qu’il ne faut pour maintenir le taux 
» moyen de l’augmentation de production... Observations, pag. 21. 
« Toutes les fois qu’on consacre de nouveaux capitaux à la culture de la terre 
>. pour en retirer des produits suffisants pour une population croissante soi! 
" (1" O» emploie ce capital à défricher de nouveaux terrains, ou à bonifier des 
•> terres déjà en culture^ le point principal qu'on a en vue, ce sont les retours que 
on attend de ce capital ; c’est pourquoi l’on ne saurait retrancher la moindrp 
*> portion des profits bruts sans affaiblir les motifs qui peuvent déterminer les 
" ‘capitalistes a employer leurs fonds de cette manière. Toute diminution des nrix 
^^.te pour le fermier, doivent entrer en comptes; et si, tous ces déboursés 
calcules le prix du produit ne laisse pas une rétribution suffisante pour le capi- 
emp oyé, d après le taux général des profits, et une rente au moins] égale à 
rente que payait la terre dans son état antérieur, il ne peut y avoir de motifs 
" su lisants pour qu’on entreprenne les améliorations projetées. » Observations, 
{'Aote de l’Auteur.)
	        
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