Full text: Oeuvres complètes

LE HAUT PRIX MES LINGOTS. 
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méraire. Mais ces proportions seraient détruites si, la circulation 
de l’Angleterre seule doublant, celles de Hollande , de France, etc., 
restaient les mêmes. Nous reconnaîtrions aim’s un excî'S dans notre 
circulation ; par la même raison , il se formerait un vide dans celle 
des autres pays et une partie de notre excédant s’exporterait jus 
qu’au moment où les proportions primitives de dix , de cinq , qua 
tre millions, etc., auraient été rétablies. 
Si une once d’or avait en France plus de valeur (pi’en Angleterre , 
et conséquemment, si elle acquittait en France une plus grande som 
me de marebandises communes aux deux pays, l’or abandonnerait 
immédiatement l’Angleterre pour aller effectuer cette opération au 
dehors. Nous expédierions ainsi l’or de préférence à tout autre 
article, parce qu’il constituerait la marchaudisc,ncbangeabl<‘ la moins 
cù^e sur le marché anglais. Si l’or est plus cher en France qu’en 
An^ètérre' ies marebandises doivent y être à plus bas prix. C’est 
pourquoi, au lieu d’être transportées d’un marché cher à un marché 
où les prix sont moins élevés, elles quitteront ce dernier pour affluer 
sur le premier et s’y échanger contre notre or. 
La banque pourrait persister à émettre ses billets et l’exportation 
des coins continuer à être avantageuse au pays, tant que les billets 
seraient remlmursablcs en espèces à volonté , car elle ne saurait ja 
mais créer une masse de billets supérieure à la valeur du numéraire 
qui eût alimenté la circulation en l’absence d’une banque *. 
1 Si elle essayait de dépasser cette somme, elle verrait l’excédant lui 
[revenir en échange d’espèces. Fn effet, la valeur de notre monnaie 
élant^alors diminuée, provoquerait l’exportation du numéraire et 
relierait ^notre circulation. C’est ainsi, comme je l’ai déjà 
expliqué, que notre circulation tend a entrer en équilibre avec celle 
des autres nations. Les avantages de l’exportation cesseraient aus 
sitôt (,ue cette égalité aurait été établie. Mais si la banque con 
cluait, de ce qu’une quantité donnée d’instruments monétaires aurait 
te nécessaire l’année précédent!^, à une nécessité égale pour celle ci • 
ou SI, pour toute autre raison, elle émettait de nouveau ses biUets 
lembourses, le stimulant déjà exercé par une circulation exubé 
rante sur l’exportation du coin , se reproduirait, et, avec lui, des 
tioi P rigueur, dépasser cette quantité ; car l’Angleterre par- 
^ * accroissement (|ue la banque développerait dans la circulation du
	        
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