Full text: Oeuvres complètes

LE HAUT PRIX DES LINGOTS. 4H 
valeurs dans ce pays, celui dont notre monnaie de papier devrait 
être le signe représentatif. En effet, c’est seulement en la compa - 
rant avec cet étalon qu’on peut évaluer son intégrité ou sa dépré 
ciation. 
On ne peut dire qu’il existe une mesure invariable* des valeurs la où 
la circulation monétaire se compose de deux métaux, parce qu’ils sont 
soumis à de continuelles variations dans leur valeur relative. Quel 
que exactitude que mettent les directeurs de la Monnaie à équilibrer 
la valeur relative de l’or à l’argent, au moment où ils établissent le 
rapport dans les monnaies , ils ne peuvent empêcher un de ces mé 
taux de s’élever, pendant que l’autre reste stationnaire ou baisse de 
valeur. Or, quand ces perturbations se manifesteront, on fondra 
un des deux métaux pour l’échanger contre l’autre. >1. Locke, lord 
Liverpool et une foule d’autres écrivains ont babil erneut scruté cette 
question. Tous s’accordent à penser que le seul remède qu’on puisse 
appliquer a la circulation au milieu des complications issues de cette 
source, consiste à attribuer exclusivement à l’un des deux métaux le 
rôle d^élalon métrique de la valeur. M. Locke considérait l’argent 
comme le métal le plus propre à cette fonction. Il proposait de lais 
ser aux espèces en or le soin de fixer elles-mêmes leur valeur, et de 
passer pour une quantité de shillings plus ou moins grande suivant 
les variations du prix de marché de l’or relativement à l’argent. 
Lord Liverpool soutenait au contraire que non-seulement l’or était 
le métal le plus propre à servir de mesure générale des valeurs dans 
ce pays, mais encore que le consentement unanime de la nation lui 
avait donné ce caractère déjà reconnu par les étrangers, et qu’il était 
mieux en rapport avec le développement du commerce et de la richesse 
en Angleterre. 11 proposa donc que les coiru d’or fussent déclarés 
monnaie légale pour les sommes excédant une guinée, et les coin* 
argent pour celb's qui ne dépasseraient pas ce chiffre. 
«'après les prescriptions artucllesde la loi, lecoin d’or est pris pour 
espace cette \aleur est passablement stable. Cette propriété 
aux fonrf avantages, les rend plus propres que toute autre marchandis 
ment soi *”**^ ^ ^ >^07tnaip. C'est pourquoi l’or ou l’argent peuvent indifférem 
’ ^ ^ rapport, être appelés une m^re de la valeur. (/Voie de /’.'ivtevr
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.