Full text : Oeuvres complètes

OEUVRES  DIVERSES.

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son  billet  en  numéraire  déprécié  ou  en  une  monnaie  de  papier  tombée ­
  en  discrédit,  il  répugnera  à  me  vendre  son  billet  à  ce  taux.  En
effet,  si  le  coin  est  altéré,  il  ne  contient  évidemment  plus  la  quantité
d’or  ou  d’argent  pur  dont  se  composent  légalement  1001.  ;  il  devra
donc  exporter  un  nombre  additionnel  de  ces  pièces  dégradées  pour
acquitter  ma  dette  de  100  1.  ou  son  équivalent,  1100  florins.  Si  je
le  rembourse  en  monnaie  de  papier,  comme  il  ne  peut  le  répandre  au
dehors,  il  examinera  si  ce  papier  peut  acheter  la  quantité  de  lingots  d’or
et  d’argent  contenue  dans  le  coin  dont  il  est  le  signe  représentatif.
S’il  en  est  ainsi,  il  n’hésitera  pas  à  accepter  le  papier  au  même  titre ­
  que  Je  numéraire  ;  mais  dans  le  cas  contraire,  il  exigera  pour  sa
traite  une  prime  supplémentaire  équivalente  à  la  dépréciation  du
papier.
C’est  pourquoi,  dans  l’hypothèse  d’une  circulation  alimentée  par
un  numéraire  Adèle  ou  par  une  monnaie  de  papier  immédiatement
écKângeahle  contre  ce  numéraire,  le  change  ne  peut  jamais  être  au  dessus ­
  ou  au-dessous  du  pair  d’une  quantité  très-supérieure  aux  dépenses ­
  nécessitées  par  le  transport  des  métaux  précieux.  Mais  quand  la
circulation  se  compose  d’une  monnaie  de  papier  dégradée,  elle  s’avilit
'  '  nécessairement  dans  un  rapport  direct  avec  le  degré  de  la  dépréciation.
Le  change  nous  fournira  dès  lors  un  critérium  assez  exact  pour
,  déterminer  la  dégradation  de  la  circulation,  qu’elle  procède  d’un
!  numéraire  rogné  ou  d’unjiapier-monnaie  discrédité.
!  Sîr~Tâmes  Stewart  observe  que,  «  si  l’on  avait  changé  le  pied  méj
  »  trique  sur  toute  la  surface  de  l’Angleterre,  soit  eu  l’augmentant,  soit
I  »  en  le  réduisant  d’une  partie  proportionnelle  à  sa  longueur  type,  le
*  »  meilleur  procédé  pour  découvrir  cette  altération  serait  de  comparer
-  »  le  nouveau  pied  avec  celui  de  Paris  ou  celui  de  tout  autre  pays
f  »  resté  invariable.  »
I  «  De  même,  si  on  découvrait  quelque  altération  dans  la  livre
"  sterling,  qui  est  l’unité  anglaise,  et  (pi’une  complicationd’événe-»
  meiits  rendit  dillicile  le  calcul  de  cette  variation,  le  meilleur  moyen
»  pour  y  parvenir  serait  de  comparer  la  valeur  précédente  et  actuelle
»  de  la  livre  sterling  avee  la  monnaie  chez  les  nations  où  elle  n’aurait
l  »  subi  aucun  changement.  —Le  change  conduira  à  ce  résultat  d’une
^  »  manière  certaine.  »
Les  rédacteurs  de  la  Reçue  d’Êdimboiiry  s’expriment  ainsi  en  parlant ­
  de  la  brochure  de  lord  King  :  «  De  ce  que  les  lingots  constituent
toujours  une  partie  de  nos  importations,  il  ne  faut  pas  conclure  qne
la  balance  du  commerce  penche  dès  lors  constamment  en  notre  faveur.
            
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