Full text : Oeuvres complètes

íf:UVHES  DIVERSES.

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Mais  tous  les  obstacles  élevés  contre  les  émissions  exagérées  de  la
banque  ont  été  renversés  par  l'acte  du  parlement.  Comme  les  direc
teurs  se  voient  autorisés  à  suspendre  leurs  paiements  en  espèces,  ils  ne
sont  plus  tenus,  par  des  craintes  sur  la  solidité  de  leur  établissement,
à  réduire  la  quantité  de  leurs  billets  à  des  proportions  susceptibles
de  leur  conserver  une  valeur  égale  à  celle  du  numéraire  dont  ils  sont
les  signes  représentatifs.  Aussi  voyous-nous  que  l’or-lingot  s’est  élevé
de  3  1.  17  s.  7  3¿4  d.  ,  moyenne  antérieure  à  1797,  à  4  1.  10  s.  et
même  dernièrement  à  41.  13  s.  l’once.
Kous  pouvons  donc  conclure  légitimement  que  cette  différence
de  valeur  relative,  ou,  en  d’autres  mots,  que  la  dépréciation  actuelle
des  billets  de  banque  a  été  provoquée  par  les  émissions  surabondantes ­
  de  la  banque.  La  même  cause  aussi  qui  a  produit  une  différence
de  15  à  20  p.  0/0  dans  les  billets  de  banque  comparés  aux  lingots
d’or,  peut  l’élever  à  50  p.  0/0.  On  ne  saurait  assigner  de  limites
à  la  dépréciation  qui  peut  naître  d’une  quantité  de  papier  constamment ­
  multipliée.  Le  stimulant  qu’une  circulation  surabondante ­
  imprime  à  l’exportation  du  numéraire  acquiert  une  nouvelle
force,  et  cependant  il  ne  peut  avoir  aucune  influence  salutaire  sur
une  circulation  générale  composée  d’une  monuaie  de  papier  dont
l’usage  est  nécessairement  restreint  à  notre  pays.  Chaque  accroissement ­
  dans  la  quantité  le  dégrade  au-dessous  de  la  valeur  des  lingots

d’or  et  d’argent,  au-dessous  de  la  valeur  des  monnaies  étrangères.
L’effet  est  semblable  à  celui  que  produiraient  la  rognure  de  nos

\

Xpigues  métalliques.

Si  on  enlevait  un  cinquième  aux  gui  nées,  le  prix  de  marché  des
lingots  d'or  dépasserait  d’un  cinquième  le  prix  à  la  monnaie.  Quarante-quatre ­
  guiuées  et  demie  (nombre  de  guiuées  pesant  une  livre
et  formant  le  prix  à  la  monnaie)  ne  pèseraient  plus  une  livre.  Il
faudi'ait  un  cinquième  de  plus,  ou  environ  5(1  guiuées,  pour  constiluei

«  Le  prix  de  l’or  élevé  actuellement  à  4  1.  3  s.  ou  4  l.  4.  s.  *  l’once,  et  celui  des
guiuées  restreint  à  3  1.  17  s.  lO  1/2  d.  démontrent  clairement  l’opportunité  de
nos  craintes.  Il  suffira  d’exposer  ces  faits  au  lord  cha7icelier  de  l  échiquier.  »
Il  est  digne  de  remarque  que  pendant  toute  l’année  les  tables  de  Wetenhall  n’indiquent ­
  pas  que  le  prix  de  l’or  ait  dépassé  celui  de  la  monnaie.  En  décembre
on  l’y  trouve  coté  à  3  1.  I7s.  «.  d.
♦  Il  estdifticilededire  sur  quelle  autorité  les  directeurs  ont  appuyé  celte  assertion,  puisqu’il
résulte  d’un  mémoire  qu’ils  ont  présenté  dernièrement  au  parlement,  que  pendant  l’année  1795
ils  n’ont  pas  acheté  d’or  en  lingots  à  un  plus  haut  prix  que  3  liv.  17  s.  6  d.
            
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