Full text : Oeuvres complètes

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OEUVRES  DIVERSES.

concurrence  perpétuelle  entre  la  banque  d’Angleterre  et  les  banques
de  provinces,  toutes  s’efforçant  de  donner  cours  à  leurs  propres  billets ­
  ,  et  d’exclure  les  billets  de  leur  rivale  dans  les  districts  où  elles
ont  été  fondées.
Comme  ces  dernières  ont  plus  que  doublé  en  l’espaee  de  quelques
années,  n’est-il  pas  probable  que  leur  activité  a  été  couronnée  de
succès  en  déplaçant  avec  leurs  propres  billets  une  grande  partie  (lu
papier  de  la  banque  d’Angleterre.
Si  ce  résultat  a  été  effectivement  atteint,  nous  trouverons  excessive
la  même  somme  de  billets  de  la  banque  d’Angleterre,  qui  auparavant,
et  avec  un  commerce  moins  étendu,  suffisait  rigoureusement  à  tenir
notre  circulation  en  équilibre  avec  celle  des  autres  pays.  On  ne
peut  donc  tirer  aucune  conclusion  précise  du  chiffre  actuel  des  billets
de  banque  en  circulation.  On  ne  le  peut,  quoiqu’il  doive  ressortir
indubitablement  de  l’examen  des  faits,  que  la  multiplication  des  billets ­
  de  banque  et  le  haut  prix  de  l’or  ont  habituellement  été  des  phénomènes ­
  contemporains.
Il  est  permis  de  se  demander,  si  2  ou  3  millions  de  billets  (somme
qu’on  suppose  avoir  été  versée  dans  la  circulation  par  la  banque,
additionnellement  au  montant  qu  elle  peut  facilement  admettre)
si  2  ou  3  millions,  dis-je,  peuvent  avoir  des  effets  analogues  à  ceux
qu’on  leur  attribue.  —  Mais  il  faut  se  rappeler  que  la  banque  détermina ­
  le  montant  du  papier  de  toutes  les  banques  de  province  ;  et  il
est  probable  que,  si  elle  augmente  ses  émissions  de  3  millions,  elle
permet  aux  établissements  provinciaux  d’ajouter  plus  de  3  millions
à  la  circulation  générale  d’Angleterre.
Les  mêmes  lois  qui  ont  servi  à  répartir  la  monnaie  du  glol)e
parmi  les  différentes  nations  qui  l’habitent,  servent  encore  à  diviscT
les  agents  monétaires  d’un  pays  particulier  entre  ses  diversc^s  provinces. ­
  Chaque  district  conservera  pour  la  circulation  une  partie
de  la  monnaie  totale  du  pays,  proportionnée  aux  besoins  de  son
commerce,  et,  conséquemment,  de  ses  paiements  comparés  au  commerce ­
  général.  11  ne  pourra  survenir  aucun  accroissement  dans  la
monnaie  d’un  pays,  qui  ne  soit  aussitôt  disséminé  au  loin  ou  qui  ne
provoque  dans  les  autres  districts  la  demande  d'un  contingent  proportionnel. ­
  C’est  à  ce  principe  que  les  billets  des  bamjues  de  province
doivent  d’avoir  la  même  valeur  que  le  papier  de  la  banque  d’Angleterre. ­
  Si  l’on  augmente  d’un  million  le  montant  de  la  circulation  à
Londres,  où  les  billets  de  la  banque  d’Angleterre  ont  seuls  cours,
la  monnaie  y  deviendra  moins  chère  que  partout  ailleurs,  ou  les  mar-
            
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