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OEUVRES DIVERSES.
lions que j’aie pu me procurer, depuis lors, sur le change fixent le
pair à 34 s. 11 114 g. etj’ai suivi cette évaluation dans ma nouvelle
édition. J’ai aussi corrigé l’erreur qui me faisait envisager le pair
comme immuable. Car l’or étant l’étalon de la monnaie en Angle
terre, et l’argent ayant ce rôle à Hambourg, il ne saurait exister
de pair invariable entre les deux pays. Par exemple, si 34 s.
11 1/4 g. monnaie de Hambourg, égalent en valeur une livre ster
ling ou les 20/21 d’une guinée dans un moment où l’argent est à
5 s. 2 d. l’once, ce rapport devra changer lorsque l’argent tombera
à 5 s. 1 d. ou 5 8 l’once. Car une livre sterling en or valant alors
plus d’argent achète en même temps une plus grande proportion de
la circulation monétaire de Hambourg. *»
« C’est pourquoi, pour trouver le pair réel, nous devons déter
miner la valeur relative de l’or et de l’argent, à l’époque où le pair
fut fixé à 34 s. 11 d. 1/4, et cette même valeur relative, à l’époque
où l’on reporte son calcul. »
« Par exemple, si le prix de V étalon en or était 3 1. 17 s. 10 1/2 d.
l’once et celui de l’argent 5 s. 2 d. une once d’or vaudrait 15.07
onces d’argent, ce qui constitue précisément les ])roportions de la mon •
naie : 20 de nos shillings types contiendraient alors autant d’argent,
que 34 shillings 11 1/4 g. Mais si l’once d’or valait 31. 17 s. 10 1/2 et
l’argent 5 s. (ce qui était vrai le 2 janvier 1798), l’once d’or vaudrait
alors 15.57 onces d’argent. C’est pourquoi si 1 1. sterling valait au
pair 15.07 onces d’argent, elle produirait à 15.57 une prime de
3 pourcent. Or 3 pour cent de prime sur 34 s. 11 1/4 donne 1 s. 13
9/10; de sorte que le pair est de 30 s. 1 g. 1/10 lorsque le rapport
de l’or à l’argent est de 15.57 à 1. «
« On obtiendra plus facilement ce résultat en calculant la propor
tion suivante :
15.07 :34 11 1/4:: 15.57 :36 l/lO. »
Comme on reconnaît universellement que l’or est la mesure type des
valeurs de ce pays et que l’argent remplit les mêmes fonctions à Ham
bourg, il devient évident que les tables qui déclarent un pair lixe et
invariable ne peuvent être exactes. Le véritable pair doit se trans
former avec les fluctuations de la valeur relative des deux métaux.
J’aurais cependant encore quelques objections à présenter contre la
parfaite exactitude des nouvelles tables de M. Mushet.
En premier lieu, il a évalué trop bas le pair deVaryent snr Varyent.
Il a basé ses calculs sur scs proj)res informations qui lui disaient que