Full text : Oeuvres complètes

RÉPONSE  AUX  OBSERVATIONS  DE  M.  BOSANQUET.  T89
tion  des  autres  pays;  ou  bien  multiplier  les  métaux  précieux,  ce  qui
réduirait  le  prix  des  leurs  au  niveau  des  nôtres?
Pourquoi  les  directeurs  de  la  Banque  ne  semblent-ils  point  tenter
1  épreuve  en  réduisant,  pour  le  court  espace  de  trois  mois,  le  montant
de  leurs  billets,  de  deux  ou  trois  millions?  Si  l’expérience  ne  produisait ­
  aucun  effet  sur  le  prix  des  lingots  et  sur  le  change  extérieur,
alors  il  serait  permis  à  leurs  amis  de  proclamer  triomphalement
que  les  principes  de  la  commission  n’étaient  que  les  rêves  bizarres
de  théoriciens  frappés  de  mysticisme.
SECTION  TROISIÈME.
La  légéie  hausse  du  prix  de  l’or  sur  le  continent  est  due  seulement  à  une  variation  dans
le  rapport  de  l’argent  à  l’or.

Mais,  nous  dit-on,  le  prix  de  l’or  a  éprouvé  sur  le  continent  une
hausse  encore  plus  sensible  qu’en  Angleterre  ;  car,  au  moment  où  il
valait  4  1.  12  s.  ici,  on  le  payait  à  Hambourg  4  1.  1  7  s.  ;  ce  qui  constituait ­
  une  différence  de  5  1/2  p.  O/q.  Cet  argument  si  complètement ­
  spécieux  a  été  tant  de  fois  reproduit  qu’il  est  peut-être  convenable ­
  de  lui  accorder  un  examen  spécial.
^  l’époque  où  une  once  d’or  valait  en  Angleterre  3  1.  17  s.  10  1/2
où  le  rapport  de  l’or  à  l’argent  était  de  15.07  à  1,  elle  était  vendue
Sur  le  continent  pour  une  somme  à  peu  près  égale,  ou  31.17s.  101  i'2
®u  monnaie  d’argent.  A  Hambourg,  par  exemple,  on  recevait  en
paiement  d’une  once  d’or  130  shill,  de  Flandres,  7  grotes,  somme
monétaire  qui  contenait  une  quantité  d’argent  pur,  égale  à  3  1.  17  s.
1/2  d.  de  nos  unités  types  d’argent.
I/or  a  haussé  depuis  de  18  p.  0o  dans  notre  pays.  Il  a  atteint
^  È  12  8.  l’once  et,  toutefois,  on  assure  que  les  4  1.12  s.  qui  servent
‘‘  l’acheter  ne  sont  pas  dégradés.  Maintenant;  comme  l’or  s’est
®levé  de  5  1/2  p.  O  p  plus  haut  à  l’étranger  qu  id,  il  doit  y  conserver
Rue  valeur  de  23  1/2  p.  0/p  plus  forte  qu’au  temps  où  il  se  vendait
pour  136  sh.  7  gr.  Nous  serions  donc  conduits  à  penser  que  Hambourg ­
  le  paierait  aujourd’hui  à  raison  de  167  shil.  de  Flandres,  Mais
Voyons  le  fait.  L’once  d’or  qu’on  nous  dit  valoir  à  Hambourg  4  1.
s.  ne  produit  pas  au  delà  de  140  shil.  8  gr.  C’est  donc  une  bouilication
  de  3  p.  0b  seulement,  bonification  que  le  vendeur  doit  à
^a  hausse  de  la  valeur  relative  de  l’or  à  l’argent  qui  de  15,0/  à  1  est
arrivé  à  environ  16  :  I.  Il  est  vrai  qu’au  moment  où  l’once  d’or
            
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