Full text : Oeuvres complètes

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OEUVRES  DIVERSES

se  vendait  3  1.  17  8.  10  1/2  d.  ou  son  équivalent  136  sh.  7  gr.  à
Hambourg,  la  circulation  anglaise  n’était  pas  dépréciée.  Ce  qui
explique  comment  cette  somme  ne  pouvait  servir  à  acheter  qu’une
lettre  de  change  de  3  I.  17  s.  10  1/2  payable  à  Londres  en  billets
de  Banque.  Mais  en  face  de  notre  circulation  avilie  le  change  à
Hambourg  étant  tombé  à  28  ou  29  shil.  flamands,  de  37  sb.  qui  constituaient ­
  la  valeur  réelle  d’une  once  d’or,  140  s.  8  gr.  ou  3  O/q  de
plus  que  136  s.  7  g.  sufliront  pour  acheter  un  effet  de  4  1.  17  8.,
payable  en  billets  de  Banque,  à  Londres.  De  sorte  que  l’or  n’a
pas  haussé  de  plus  de  3  p.  O/q  à  Hambourg  ;  mais  la  circulation  anglaise ­
  comparée  à  celle  de  Hambourg  a  fléchi  de  23  1/2  p.  0/q.
Pour  prouver  plus  complètement  la  vérité  de  cette  assertion,  que
l’or  ne  s’est  pas  élevé  de  16  ou  18  p.  0/q  sur  le  marché  général  du
monde,  mais  que  la  circulation  de  papier,  signe  représentatif  de
l’or,  a  subi  une  dépréciation;  pour  le  prouver,  dis-je,  je  joins
aux  développements  précédents,  le  tableau  des  prix  les  plus  bas  que
l’or  ait  atteint  à  Hambourg,  en  Hollande  et  en  Angleterre,  en  1804,
et  ses  prix  les  plus  élevés,  en  1810.  Nous  pourrons  alors  mesurer  et
déterminer  la  hausse  du  prix  de  l’or  dans  les  trois  circulations  respectives. ­
  Ce  document  a  été  fourni  par  M.  Greffulbe  au  Bullion-Committee,
  et  a  reçu  le  numéro  56.
Plus  bas  prix.  Plus  haut  prix.
Hambourg  —1804—  973/4—1810—  101  constituant  une  hausse  de  31/4  p.  0/0
Hollande  «  1804  —  3921/4  «  1810  —  400  7/16  »  3  6/8  0/0
Angleterre  «  1804—  41.  «  1810—  41.13  s.  »  16  0/0
A  Hambourg  et  en  Hollande  où  la  monnaie  courante  est  l’argent,
l’or  pourra  hausser  non-seulement  de  3,  mais  encore  de  30  p.  0/q  sans
qu’on  y  puisse  lire  la  preuve  d’une  dépréciation  monétaire.  Ce
sera  simplement  l’indice  d’un  progrès  dans  la  valeur  relative  de  l’or
à  l’argent.  Mais  en  Angleterre  où  le  prix  de  l’or  se  calcule  en  coins
d’or  ou  en  billets  de  Banque  représentant  ces  coins,  une  hausse  de
1  p.  0/q  sera  la  preuve  immédiate  d’une  dépression  *  correspondante
dans  le  numéraire  ou  le  papier.  Cette  observation  peut  également
s’appliquer  à  ce  fait  que,  dans  une  période  de  deux  ans,  les  variations
de  l’or  à  Hambourg  n’ont  pas  été  moindres  de  8  p.  0/q  :  fait  d’ail-«

  Cette  expression  est  signalée  par  M.  Bosanquet  comme  ultra-théorique,
mais  je  la  crois  si  merveilleusement  correcte  que  j’ai  pris  la  liberté  de  l’employer ­
  après  la  commission.
            
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