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Ot':UVHES DIVERSES.
bre 1809) et de 28 s., ce profit devait monter à 12 1/2 p. O/o, ou
que, déduction faite des frais de transport, l'or acheté à Londres à
raison de 4 1. 12 s. l’once, constituait une remise de 5 1 ¡'2 p. O/o plus
avantageuse qu’un effet au change du jour. » Comme j’ai démontré
que quand le change était à 29 et le prix de l’or à Hambourg à 101,
les remises par le moven de l’or étaient de 2 p. O/o plus chères que par
lettres de change ; il s’ensuit qu’aux taux de 28 s. et de 104 1/2 ils
n’offraient qu’un avantage de 1 1/4 p. O/o.
Ces faits prouvent qu’en juin, juillet, août et septembre 1809,
mois où le change se cotait à Hambourg à raison de 28 sh. et l’or à
104 1/2, le change réel était eu faveur de cette place. Au printemps
de 1810, cette supériorité avait tellement diminué qu’elle ne suffisait
plus à couvrir les dépenses d’importation de l’or.
Quant au renchérissement de l’or à Hambourg, parallèlement à
une complète immobilité du change, ce fait dérive d’une hausse
correspondante au prix de l’or en Angleterre. A mesure que la
circulation anglaise se dégradera relativement à l’or, elle équivau
dra à une plus petite quantité de shillings à Hambourg, à moins
qu’une hausse dans la valeur de l’or, en rendant les livres sterling
plus préeieuses, ne vienne compenser sur le marché de Hambourg
l’effet de cette dépréciation.
D’un autre côté les changes pourraient réfléchir les fluctuations
d’une livre sterling dépréciée, alors même que le prix de l’or resterait
invariable à Hambourg.
« H parait, dit M. Bosanquet, (d’après le compte-rendu du Bureau
des lingots — JhiUion-Office — à la Banque, n°* 7 et 8 de l’appendix au
Rapport), que le montant total des lingots d’or importés et déposés
dans ce bureau en 1809 s’élevait en valeur, seulement à 520,225 I.,
et que pendant la même période la quantité d’or versée par le liul-
lion~()ßce se montait en valeur à 805,508 liv. sur lesquelles 592 1.
seules ne pouvaient être exportées. «
« Le chiffre de l’importation, comparé au montant total des expor
tations et des importations et à celui des agens de circulation, suffit
à justifier l’hypothèse d’une rareté comparative; et l’excédant des
remises sur les importations est le témoignage évident d'une de
mande extraordinaire. »
Le fait sur lequel on insiste ici n’a qu’une faible importance dans
la question controversée; mais il me semble que les conclusions de
M. Bosanquet ne sont pas sanctionnées par les comptes auxquels il
se réfère.