RÉPONSE AUX OBSERVATIONS i)E M BOSANQTIET. ÎJOI
naie, elle »’échangerait aussi contre plus d’or eu lingots. C’est pour
quoi il n’est pas exact de dire que la valeur relative des lingots d’or
et des marchandises serait la même après qu’avant la multiplication
<lu papier.
La dépréciation qu’occasionnent, dans la valeur de l’or comparé
aux marchandises, les émissions de papier faites en un pays où l’or est
partie constituante de la circulation, se trouve tout d’abord limitée
à ce seul pays. Si l’on isolait ce pays pour anéantir ensuite son com-
nierce avec tous les autres peuples, cette diminution de la valeur de
1 or se perpétuerait jusqu’au moment où les besoins du travail manu
facturier enlèveraient toutes les unités monétaires d’or à la circula
tion. Alors, et alors seulement, pourrait-on découvrir une dépré
ciation sensible dans la valeur du papier comparé à l’or, quelle que
soit d’ailleurs la masse de la circulation.
Oès que l’or aura complètement disparu de la circulation, les de
Brandes permanentes des manufactures élèveront sa valeur au-dessus
^0 papier, et il retrouvera promptement la valeur qu’il avait relati
vement aux autres marchandises, avant qu’on n’eùt accru la cir
culation par des émissions de papier. Les mines fourniraient alors
quantité d’or nécessaire, et la monnaie de papier continuerait à
*‘cster dépréciée. Pendant tout cet intervalle, si le pays possède des
*^iues, il en aura dù suspendre l’exploitation ; car l’avilissement du
P^’ix de l’or aura réduit les bénéfices du capital engagé dans les mines
^ un taux inférieur au niveau général des profits du commerce.
Aussitôt cet équilibre rétabli, la production de l’or reprendrait toute
sa régularité. Telles seraient les conséquences d’une surémission de
papier pour un pays qui n’aurait aucun commerce avec le reste du
Kinhe.
^lais si le pays supposé étendait, comme l’Angleterre, son com-
•^•erce sur tous les points du monde, l’excès de sa circulation serait ba-
^aiicé par une exportation d’espèces. Lt si cet excès ne dépassait
pas le montant du numéraire en circulation, la facilité avec laquelle
^'Gux (jui éludent les lois sauraient l’accaparer préviendrait toute
dépréciation possible.
Supposons que l’Angleterre possède lOOit onces d’or à l’état de
et 1000 onces à l’état de monnaie, et admettons qu’en même
temps le change soit au pair avec les ¡lays étrangers ; c’est-à-dire, que
ta valeur de l’or étant au dehors précisément égale à la nôtre, il ne
puisse y avoir profit à l’exporter ou à l’importer ;
Supposons encore qu’à la même époque, la llanque émette une