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CHAPITRE Vil.
KXAMEIN DES OBJECTIONS PHÉSENTEES PAH M. HOSANQUEl' CONTRE CETTE
PROPOSITION « LA CIRCE CATION ISSEE DE LA RANQLE 1)'ANGLETERRE
RÈGLE CELLE DES BANQUES DE PROVINCE. »
l/autiv proposition que M. Bosaiiquet s’efforce d’infirmer est celle
oil la commission a formulé son opinion dans ces termes : « La circu
lation monétaire des banques de province dépend des émissions de la
Banque et leur est proportionnelle. »
L’autorité d’une foule d’esprits pratupues vient encore appuyer
la \érité de ce principe. Avouons que c’est là une singulière fatalité,
qui n’a su ravir à la consécration des hommes dont les opinions
sont les plus respectées dans celte matière, qu’un petit nombre de
ces principes du HulVion-Comimtlee si soigneusement choisis par
Al. Bosaiiquet.
Ainsi l’opinion des praticiens les plus habiles a été et est toujours
que les Iluctuations du change ne peuvent pendant longtemps s’écar
ter des limites posées par la Commission. Ce principe, ijui veut que
dans Vètal normal d’une circulalion. le prix des lingots ne peut,
pour uû temps considerable, excéder le prix à la Monnaie, a reçu
des mêmes arbitres une éclatante conlirmation qui seconde encore la
proposition que nous discutons actuelleinenl.
Al. Huskisson s’est déjà armé, pour en faire ressortir l’évidence, de
l’autorité du gouverneur de la Banque qui disait dans sa déposition
au Committee, p. 127 : « Les banques provinciales, en ne réglant pas
leurs opérations sur le système de la Banque d’Angleterre, pour
raient émettre une surabondance de billets ; mais, à mon avis, cet
excès n’aurait pas plutôt atteint un développement sensible qu’il
trouverait son remède en lui-même, car les porteurs d’un tel pa
pier le représenteraient immédiatement aux souscripteurs, quand ils
verraient que cette surémission a eu ou aura pour résultat d’en
réduire la valeur au-dessous du pair. Ainsi, quoique l’équilibre