Full text: Oeuvres complètes

RÉPONSE AUX OBSERVATIONS DE M. BOSANQUET. 523 
•H. Hosanquet, retrouver ce supplément dans les instruments de la 
circulation ; mais les faits démentent cette prévision. Il n’est pas 
probable qu’il ail été fait alors de grandes additions à la masse 
des monnaies; au contraire, le monnayage énorme qui signala les 
deux années de 1707 et 1708, semble prouver que la circulation 
métallique était alors dans un état de langueur tout à fait exceptioii- 
Rcl- Il paraîtrait, suivant les comptes remis au comité des lords, 
Que le montant des billets de banque en circulation s’élevait, en 
*793àl.s. 11,451,180; qu’en 1706, il varie entre 10,713,460, et 
9,204,500, et qu’en 1707, l’évaluation moyenne, même après le bill 
de restriction, ne dépassait pas le chiffre de 1793. 
l e montant des billets de banque dont se composait la circulation 
en 1803 était de près de 18 millions. En 1808, il était encore le 
même, et certes on avouera que pendant ces cinq années nos impo 
sitions et nos dépenses durent nécessairement augmenter. Il en ré 
sulte donc, qu’on peut grossir considérablement les taxes d’un pays 
sans déterminer un accroissement correspondant dans les agents 
monétaires. 
M. Hosanquet aœuse le Comité de n’avoir pas suffisamment appi*é- 
cié l’effet des taxes sur le prix des marchandises; et cette accusation 
porte que le comité a exclusivement attribué la hausse des prix à la 
dépréciation de notre système monétaire. Les membres de la com 
mission eussent été, il est vrai, hautement coupables, s’ils avaient 
fait naître dans les esprits cet espoir que la réforme de notre circu 
lation pourrait ramener les prix des marchandises au niveau qu’ils 
atteignaient avant le hill de reslricdnn. L’influence que la dépré 
ciation exerce sur les prix a été définie de la manière la plus judi 
cieuse; elle s’élève à la différence qui existe entre le prix de l’or au 
marché, et celui qu’on obtient à la Monnaie. La commission dé 
clare (pi une once d or-monnaie ne peut pas avoir moins de valeur 
qu’une once d’or-lingot, au même titre. Un acheteur de blé, en don 
nant une onex* d’or-monnaie ou 31. 17 s. 10 1/2 d., a donc droit à une 
quantité de céréales égale à celle qu’il cAt obtenue pour une once d’or 
en lingots. Comme aujourd’hui 4 1. 12 sh. en monnaie de papier ne 
valent pas plus qu’une once d’or-lingot ; les prix sont accrus pour 
•’acheteur de 18 p. 0/0, et il sup/Mirtera ces 18 p. 0/0 toutes les fois 
qu’il offrira du papier au lieu de numéraire h sa valeur intrinsèque : 
cette quotité représente donc la hausse provoipu'c par la degrada 
tion du papier dans le prix des marchandises. Mais a partir de cette 
limite, ou est libre d’assigner comme cause à tous les accroissements
	        
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