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RÉPONSE AUX OBSERVATIONS DE M. BOSANQUET.
thousiasine pour ce genre de propriété. D’après ces principes la guerre
D appauvrirait plus une nation, et les sources des impôts seraient à
jamais intarissables.
il me parait cependant rigoureusement certain que ui la taxe sur
le revenu, ni les contributions directes ou autres, ne peuvent avoii
la moindre action sur les prix des marchandises.
bn effet, combien serait douloureuse la situation du contribuable.
Contraint légalement à pa^er une valeur additionnelle pour les marchandises
nécessaires à son bien-être, il verrait d un autre côté s épuiser
parla taxe les ressources dont il pouvait disposer pour cet achat.
Alors même que la taxe des revenus {income-tax) serait équitablement
assise et laisserait chaque membre de la société dans la même
position relative, les dépenses de tout citoyen doivent diminuer du
montant de la taxe. Si le vendeur désirait s’aiTranchir du poids de
l’impôt en haussant le prix de sa marchandise, l’acheteur s efforcerait
par la même raison de payer moins cher : cette divergence
même d’intérêts balancera si justement leurs efforts, que les prix ne
subiront aucune altération. Les mêmes observations s’appliquent
aux impôts directs et à toutes les autres taxes qui ne sont pas établies
sur des marchandises. Mais si la répartition de la taxe était assez inégale
pour s’appesantir plus lourdement sur une branche spéciale
du commerce, les bénélices de ce commerce descendraient au-dessous
du niveau général des revenus commerciaux. Ceux qui y sont attachés
le quitteraient aussitôt pour embrasser une industrie plus prolitable,
ou ils augmenteraient le prix de leurs marchandises de manière
à en recueillir des bénélices égaux à ceux produits par les autres
industries. . . ,
Les laxes sur les inarehandises élèvcrout évidemment le prix de
l'olijet taxé du </«««/«)« de l impèt. l e prix de ees raarehaudises
IKiurra être eeiisidéré eomme divisé en deux parties . 1 une est eur
prix originel et matériel; et l’autre, la taxe prélevée sur la liberte de
consommation. ,
Si, d'un aube eôté, l’impôt était établi sur une mareliaiidise que
• baque individu consomme en proportion exacte de son revenu, elle
seule éprouverait une liausse; mais si cette proportion "'«y'^epss,
ceux qui ont à supporter une eliarge plus lourde exigeiaieie ui
société dans la situation relative qu ils occupaient a P ainsi le
Si, au lieu d’asseoir la taxe sur une marchandise