Full text : Oeuvres complètes

525

RÉPONSE  AUX  OBSERVATIONS  DE  M.  BOSANQUET.

thousiasine  pour  ce  genre  de  propriété.  D’après  ces  principes  la  guerre
D  appauvrirait  plus  une  nation,  et  les  sources  des  impôts  seraient  à
jamais  intarissables.
il  me  parait  cependant  rigoureusement  certain  que  ui  la  taxe  sur
le  revenu,  ni  les  contributions  directes  ou  autres,  ne  peuvent  avoii
la  moindre  action  sur  les  prix  des  marchandises.
bn  effet,  combien  serait  douloureuse  la  situation  du  contribuable.
Contraint  légalement  à  pa^er  une  valeur  additionnelle  pour  les  marchandises ­
  nécessaires  à  son  bien-être,  il  verrait  d  un  autre  côté  s  épuiser ­
  parla  taxe  les  ressources  dont  il  pouvait  disposer  pour  cet  achat.
Alors  même  que  la  taxe  des  revenus  {income-tax)  serait  équitablement ­
  assise  et  laisserait  chaque  membre  de  la  société  dans  la  même
position  relative,  les  dépenses  de  tout  citoyen  doivent  diminuer  du
montant  de  la  taxe.  Si  le  vendeur  désirait  s’aiTranchir  du  poids  de
l’impôt  en  haussant  le  prix  de  sa  marchandise,  l’acheteur  s  efforcerait ­
  par  la  même  raison  de  payer  moins  cher  :  cette  divergence
même  d’intérêts  balancera  si  justement  leurs  efforts,  que  les  prix  ne
subiront  aucune  altération.  Les  mêmes  observations  s’appliquent
aux  impôts  directs  et  à  toutes  les  autres  taxes  qui  ne  sont  pas  établies
sur  des  marchandises.  Mais  si  la  répartition  de  la  taxe  était  assez  inégale ­
  pour  s’appesantir  plus  lourdement  sur  une  branche  spéciale
du  commerce,  les  bénélices  de  ce  commerce  descendraient  au-dessous
du  niveau  général  des  revenus  commerciaux.  Ceux  qui  y  sont  attachés ­
  le  quitteraient  aussitôt  pour  embrasser  une  industrie  plus  prolitable,
  ou  ils  augmenteraient  le  prix  de  leurs  marchandises  de  manière ­
  à  en  recueillir  des  bénélices  égaux  à  ceux  produits  par  les  autres
industries.  .  .  ,
Les  laxes  sur  les  inarehandises  élèvcrout  évidemment  le  prix  de
l'olijet  taxé  du  </«««/«)«  de  l  impèt.  l  e  prix  de  ees  raarehaudises
IKiurra  être  eeiisidéré  eomme  divisé  en  deux  parties  .  1  une  est  eur
prix  originel  et  matériel;  et  l’autre,  la  taxe  prélevée  sur  la  liberte  de

consommation.  ,
Si,  d'un  aube  eôté,  l’impôt  était  établi  sur  une  mareliaiidise  que
•  baque  individu  consomme  en  proportion  exacte  de  son  revenu,  elle
seule  éprouverait  une  liausse;  mais  si  cette  proportion  "'«y'^epss,
ceux  qui  ont  à  supporter  une  eliarge  plus  lourde  exigeiaieie  ui
société  dans  la  situation  relative  qu  ils  occupaient  a  P  ainsi  le
Si,  au  lieu  d’asseoir  la  taxe  sur  une  marchandise
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.