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par des qualités el des forces diverses. Serait-il ^sage aloi-s d’em
ployer à uu très-haut prix quelques-unes des plus mauvaises ma
chines, tandis qu’à moins de frais nous pouvons louer les meil
leures chez nos voisins?
Al. Alai thus croit que le bas prix pécuniaire du blé ne serait pas
avantageux aux classes pauvres de la société, parce que la valeur
échangeable réelle du travail, c’est-a-dirc le pouvoir qu’il a d’ache
ter les nécessités, le bien-être, le luxe de l’existence, serait, non pas
augmentée, mais diminuée par cette modicité de prix. Quelques-unes
de ses observations à ce sujet sont évideimnent d’un grand poids;
mais il n’évalue pas assez haut les conséquences d’une meilleure dis
tribution du capital national sur le sort des classes inlérieures.
Celte répartition nouvelle leur serait favorable en ce qu’elle per
mettrait au même capital d’employer plus de bras; de plus, des
profits additionnels conduiraient a une accumulation additionnelle,
et la population recevrait ainsi de ces hauts salaires un stimulant
énergique, qui ne larderait pas à améliorer la condition des travail
leurs.
les conséquences du ces événements sur les intérêts des classes la
borieuses ressembleraient a celles que produisent des perfectionne
ments mécaniques, dont on ne nie plus de nos jours la tendance a
élever les salaires réels du travail.
Al. Alalthus dit encore « que, de toutes les classes commerciales
» et manufacturières, celles directement engagées dans les opérations
» extérieures sont les seules qui puissent profiler du système des
» importations libres. »
Si le coup d’œil que nous avons jeté sur la rente est exact; si elle
s’élève a mesure que les profits généraux baissent, pour lléchir au
moment où ils augmentent; enfin, si, comme l’a admis cl habile
ment démonUé Ai. Alalthus, l’eüct immédiat des importations est
d’abaisser la rente, tous ceux qui prennent part au commerce, tous
les capitalistes, qu’ils soient fermiers, manufacturiers, ou commer
çants, recevront une grande augmentation de profits. Toute baisse
produite dans le prix du blé par des perfectionnements agricoles ou
par des importations afiaiblira la valeur échangeable du blé, sans
réagir sur le prix des autres marchandises. Si donc le jn ix du travail
tombe, comme il doit nécessairement le faire quand le prix du blé
diminue, les profils de toute nature devront grandir, et pei-sonne
n’est plus appelé que les classes manulaclurièrcs et commerciales à
■ recueillir les bénéfices de ces mouvements économiques.